Texte AlternatifParce que la sécurité du patient est un élément sur lequel on ne peut transiger tant sur l’aspect réglementaire, éthique ou marketing, les laboratoires pharmaceutiques poussent toujours plus loin leurs exigences en matière de propreté des emballages destinés aux conditionnements de médicaments ou de dispositifs médicaux. Préoccupation qui se traduit sur le segment des sachets, notamment, par une demande accrue pour des solutions ultrapropres. «Les industries pharmaceutiques veulent avoir la garantie que les emballages qu’ils utilisent sont totalement exempts de contaminants» explique Isabelle Fouyn, responsable Marketing et communication chez Atmi LifeSciences. «Ce qui requiert pour les fabricants de films et d’emballages de disposer d’installations répondant à des exigences très strictes en matière d’hygiène, alors que la production s’effectue dans des environnements assez ouverts et implique des opérations génératrices de particules» reconnaît Enrico Scanagatta, Product development manager Healthcare à l’usine d’Alcan Packaging Lugo. «Un nombre croissant de fabricants de sachets PE sont amenés à reconsidérer leurs conditions et processus de production pour répondre aux directives européennes et aux normes en vigueur», remarque, pour sa part, Michel Bendali, chargé d’affaires chez Sudpack. Selon le niveau de propreté requis pour l’atmosphère ambiante, les salles dédiées à la production d’emballages pour les produits actifs pharmaceutiques et les dispositifs médicaux doivent répondre aux classifications ISO 5, ISO 7 ou ISO 8, et la qualification d’une salle propre ou ultra propre est définie par la norme NF EN ISO 14 644 et ISO 14644-1. «Nos sachets pour ustensiles médicaux destinés à être stérilisés sont produits dans des salles dotées de dispositifs de filtration de l’air et sur des machines comportant des systèmes vidéo qui détectent la présence éventuelle de contaminants sur les emballages» indique E. Scanagatta. Outre l’hygiène, les laboratoires se focalisent aussi sur la qualité des emballages, «qui doivent supporter les contraintes de production et de logistique, sans oublier les recommandations du marketing en termes d’ouverture facile ou d’impression» souligne E. Scanagatta. «Les emballages doivent être compatibles avec les process de stérilisation et maintenir la stérilité du produit pendant son stockage, son transport, jusqu’à son utilisation» précise M. Bendali.
Plusieurs fabricants notent une forte demande dans ce sens liée à l’accroissement du marché plutôt qu’à une véritable tendance. «Certains développements s’orientent vers des matériaux capables de supporter des températures plus élevées de façon à réduire le temps nécessaire à la stérilisation par la vapeur et augmenter la rentabilité» signale I. Fouyn.

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