Au cours de ces dix dernières années, l’évolution des unités vendues en officine (équivalent en nombre de boîtes) a été très modérée. Le nombre d’UV a progressé à partir de 1996, mais les taux de croissance ont toujours été faibles, souligne le rapport. Leur mesure n’a pas été significativement affectée par les changements dans les tailles de conditionnement et par la mise sur le marché de présentations différemment dosées en substance active. La commercialisation en 2006 de grands conditionnements (3 mois) pour les médicaments destinés à des traitements chroniques n’a eu que peu d’impact sur la consommation apparente. Ces grands conditionnements ont été peu vendus (moins d’un million de boîtes). En 1996, il a été vendu 2, 966 millions de boîtes, en 1999 la barre des 3 millions a été franchie. Mais si en 2006 il a été vendu 3,165 millions de boîtes, cette année marque le premier recul par rapport à 2005 (3, 274).
En 2006, les médicaments les plus vendus (en valeur) en officine sont par ordre décroissant le Plavix, le Tahor et Seretide. En volume, ce sont le Douprane, l’Efferalgan et le Dafalgan. En officine, la décomposition du marché entre 1996 et 2006 montre que la part relative des ventes de spécialités non-remboursables a presque continuellement diminué au cours de cette période. L’augmentation observée en 2006 ne doit pas être analysée comme un renversement de tendances, observe le rapport : elle est due aux déremboursements qui ont pris effet en 2006. En 2006, plus de 300 produits commercialisés sous des noms de marque différents (tous les génériques d’une même spécialité de référence n’ont donc été comptés qu’une fois) ont été vendus dans les officines et plus de 2300 aux établissements hospitaliers. Ces nombres élevés masquent une concentration importante du marché. Les 500 premiers produits ont représenté plus de 83% des ventes en valeur de spécialités pharmaceutiques aux officines, et plus de 96% des ventes aux hôpitaux.

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