Alors que la dépense de protection de l’environnement a atteint 44 milliards d’euros en 2008 , les entreprises sont les principaux financeurs, à hauteur de 16 milliards d’euros en 2008, à hauteur de 37 % du total devant les administrations publiques (36 %) et les ménages (27 %). La dépense des entreprises se concentre principalement dans la gestion des déchets (44%) et des eaux usées. L’intervention des entreprises est très variable selon les domaines. Elles financent la moitié de la dépense de gestion des déchets tandis que leur participation est plus limitée dans les domaines de la gestion des eaux usées, de la biodiversité ou du bruit. Les déchets et les eaux usées concentrent 70 % des dépenses des entreprises.
Dans le domaine de la gestion des déchets, sur un total de 14 milliards d’euros, la dépense financée par les entreprises s’élève à 7 milliards, dont 2,6 milliards pour les déchets municipaux. Les entreprises artisanales et commerciales, dont les déchets sont collectés en même temps que ceux des ménages, payent la taxe et la redevance d’enlèvement des ordures ménagères. De plus, elles doivent s’acquitter de la redevance spéciale1.
Par ailleurs, elles cotisent auprès d’organismes agréés (par exemple: Éco-emballages pour la filière emballage). Les entreprises, à qui le service de gestion des déchets municipaux est délégué par les communes, financent également une partie des investissements. 1,6 milliard d’euros pour les investissements internes aux entreprises industrielles : une partie de la dépense à la charge des entreprises est réalisée en interne. En 2008, les établissements industriels ont ainsi dépensé 1,6 milliard d’euros pour réaliser des études et des investissements de protection de l’environnement. 43 % de cette dépense est consacrée à la protection de l’air, en particulier à l’acquisition de filtres, de laveurs de fumée, d’appareils de mesure de rejets.
La gestion des déchets représente une faible part (7 %) de cette dépense. Le nombre d’établissements concernés par les investissements est important, mais leur montant est souvent peu élevé par rapport à celui de la gestion des eaux usées. Il s’agit, par exemple, de travaux relatifs à l’organisation de la collecte et du tri des déchets.

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