Texte AlternatifLa sécurité alimentaire est devenue une priorité outre-Atlantique depuis quelques années. En 2011, une loi de modernisation de la sécurité alimentaire (FSMA) a été signée en vue d'améliorer la réglementation, d'établir de nouveaux bilans et de soutenir les travaux de recherche (2). Depuis, plusieurs groupes de travail ont été créés au sein des agences de sécurité alimentaire pour réaliser les différentes actions du Food Safety Working Group- FSWG. Notamment la prévention, qui passe en particulier par l'amélioration du matériel utilisé par les producteurs et les emballeurs, estime le FSWG. L'Alliance de sécurité de la production-Produce Safety Alliance, partenariat entre la FDA, l'USDA et l'université de Cornell, soutient les entreprises dans l'acquisition et la mise en place de nouvelles lignes de fabrication permettant de prévenir le risque de contamination. En 2012, les actions du FSWG se poursuivent en accord avec la FSMA. De son côté, la FDA envisage d'établir de nouvelles règles de prévention pour les producteurs, les entreprises agroalimentaires, les transporteurs et les importateurs (standards de production, vérification des importateurs, équipements industriels) (3).
En Europe, la sécurité des aliments est tout aussi un enjeu prioritaire et depuis longtemps, comme en attestent les mesures prises régulièrement par la Commission et l’EFSA. Ainsi, par exemple, depuis sa création il y a cinq ans, l’initiative «Une meilleure formation pour des denrées alimentaires plus sûres» (Better Training for Safer Food initiative-BTSF) a permis de former près de 30 000 professionnels à travers le monde, «contribuant ainsi de manière significative à rendre les denrées alimentaires plus sûres dans l’UE». Le document de travail adopté récemment par la Commission (4) a défini des objectifs à court-moyen terme (jusqu'à 2013 inclus) et à long terme (à partir de 2014). Autre exemple, les contrôles officiels en matière de sécurité alimentaire. En 2010, le système établi par l’UE pour l’échange rapide d’informations sur les risques liés aux denrées alimentaires et aux aliments pour animaux- Rapid Alert System for Food and Feed-RASFF a montré une progression de 8% des notifications (8582) par rapport à l’année 2009. Cette augmentation, constatée pour la troisième année consécutive, s’explique largement par les refus de lots aux frontières de l’UE qui ont fait suite au renforcement du contrôle, souligne le rapport du RASFF. En 2010, pratiquement une notification sur deux a concerné un produit alimentaire, un aliment animal ou un matériau destiné à entrer en contact (souvent des ustensiles) avec des denrées alimentaires qui a été refusé aux frontières de l’Union européenne parce qu’il constituait un risque pour la sécurité alimentaire, selon ce même rapport.
Rapporté au nombre de défaillances liées à la sécurité alimentaire, l’emballage représente une infime proportion. Tout au contraire, le process de conditionnement et l’emballage participent pleinement à la sécurité alimentaire. Et qui plus est, si l’on tient compte de la surface d’information qu’il représente pour le consommateur. Aussi, attention à ne pas vouloir trop diminuer les emballages. Car pas d’information pas de sécurité alimentaire !
Dans quelques semaines, va s’ouvrir l’édition 2012 du CFIA Rennes. L’occasion de faire le point sur les dernières avancées dans le domaine du conditionnement de l’emballage destiné aux produits alimentaires.




(1) Study Puts Cost of Foodborne Illness at Almost $78 Billion - 05/01/2012.
(2) The New FDA Food Safety Modernization Act (FSMA) - FDA - 2011.
(3) Les chiffres cités sont extraits du BE de l’Ambassade de France aux Etats-Unis.
(4) Commission adopts Staff Working Document on Better Training for Safer Food programme.

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