Texte AlternatifDeux familles de machines aux principes de fonctionnement très différents se partagent le marché de la mise sous film des parfums et des produits cosmétiques : les cellophaneuses, appelées aussi “plieuses en X”, et les machines de mise sous films rétractables, c’est-à-dire les soudeuses avec désormais une forte prédominance de celles en continu qui remplacent les “soudeuses en L”. «Alors que les cellophaneuses plient le film en “X” autour du produit, les soudeuses mettent le produit sous un film qui est rétracté par une source de chaleur» explique Pascal Guilleu, directeur commercial de HMG Emballage. Pour des raisons esthétiques, les parfums et les crèmes de luxe sont emballés par des cellophaneuses. «Il faut que le film épouse parfaitement la forme du produit et qu'aucune trace de soudure ne soit visible. Il est exclu qu'un produit haut de gamme soit emballé autrement que par une “plieuse en X” insiste Gérard Vasini, pdg de Sogeva. Pour les produits mass market, les soudeuses dont l'avantage est de se régler plus facilement et d'être moins onéreuses ont, en revanche, de plus en plus souvent la préférence des clients.

La soudeuse Universa 500 de Kallfass illustre ces évolutions. «Cette machine soude les produits longitudinalement en continu, pendant leur défilement grâce à un système breveté équipé d'une roue de soudure. Elle a remplacé notre ancien modèle de soudure en L pneumatique qui plafonnait à 20/30 coups par minute» souligne A. Mattes. Le modèle actuel autorise des cadences de plus de 50 coups par minute, ce qui suffit pour répondre aux besoins de la plupart des lignes de production dans lesquelles elle s'intègre. Depuis son apparition sur le marché il y a une dizaine d'années, elle n'a cessé de progresser. «Le système de soudure a évolué pour améliorer la qualité de la soudure et diminuer le coût de la maintenance» précise le dg. Les changements de formats de production ont été facilités, et un réglage automatisé de ces changements avec mémorisation des paramètres de production, est possible en option. «Des systèmes de sécurité pour éviter les phénomènes de “bourrage” ont été introduits et le système de soudure breveté permet de travailler tous les films plastiques existants sur le marché, dans des épaisseurs allant de 12 à 80 microns» ajoute A. Mattes. Les développements actuels portent sur la recherche d'une productivité encore supérieure, par la réduction des coûts de maintenance notamment - Kallfass travaille sur des commandes, des moteurs et des éléments de soudure encore plus performants.

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