Texte AlternatifJacques Pélissard, président de l’Association des Maires de France, Eric Brac de la Perrière, directeur général d’Eco-Emballages, et Marc Teyssier d’Orfeuil, délégué général du Celaa ont signé un partenariat qui, conclu pour une durée de 3 ans (2014 à 2016), a pour ambition de porter au niveau national le «Projet métal» et son développement, c’est-à-dire favoriser le recyclage des tout petits emballages en aluminium.

L’AMF s’engage à informer ses membres sur le projet afin de les encourager à envoyer leurs candidatures et à soutenir le renforcement des consignes de tri. Eco-Emballages, pour sa part, s’applique à promouvoir le projet auprès des collectivités signataires d’un Contrat pour l’action et la performance, d’accompagner les collectivités sélectionnées sur candidature dans le cadre du «standard expérimental» et de leur verser un soutien financier pour chaque tonne triée et recyclée. Enfin, en complément de son travail de sensibilisation et de promotion du «Projet métal», le CELAA s’assure que le fonds de dotation pour le recyclage des petits aluminiums, créé par Nespresso, accompagne bien les collectivités éligibles.

Un standard expérimental ? Eco-Emballages offre la possibilité aux collectivités de produire, en plus du standard classique de tri, un standard expérimental sur les petits emballages en aluminium, afin de les encourager à s’engager dans cette démarche novatrice. Ce standard expérimental bénéficie du même soutien financier que le standard classique. Pour prétendre à ce standard expérimental, les collectivités devront engager des actions de communication destinées à mobiliser les habitants pour le tri des emballages et objets en aluminium de petite dimension. Les collectivités intéressées devront soumettre leur candidature auprès d’Eco-Emballages en s’assurant de pouvoir capter des quantités de métaux significatives à un coût maîtrisé. Chaque projet retenu fera l’objet de la signature d’une convention spécifique.
Texte AlternatifLes collectivités qui mettront en place ce standard pourront également bénéficier du Fonds de soutien complémentaire initié par Nespresso, membre fondateur du Celaa, Ce fonds a pour objectif de rémunérer la performance de tri des petits emballages et produits en aluminium des collectivités et ainsi de leur garantir un niveau de revenu intéressant. Le financement qui leur sera proposé s’élèvera à 300 euros par tonne triée et valorisée, quelles que soient sa qualité et sa teneur en aluminium. Avec cette initiative inédite, Nespresso souhaite inciter l’ensemble des parties prenantes à prendre en compte le recyclage et la valorisation des petits emballages en aluminium.

L’aluminium qui trouve des applications dans de multiples domaines, dont l’emballage ménager, est un marché estimé en France entre 55 000 et 70 000 tonnes par an (Source : France Aluminium Recyclage, 2012). Ce matériau est 100% recyclable et ce à l’infini, sans altération de ses propriétés ni perte de poids. De plus, l’aluminium de seconde fusion (recyclé) permet d’économiser 95 % de l’énergie nécessaire à son extraction, tout en ne générant que 5 % d’émissions de gaz à effet de serre.

Texte AlternatifOr, son taux de recyclage s’élevait à 32% en 2012. C’est l’un des matériaux d’emballages ménagers les moins bien recyclés, la moyenne s’établissant à 67% (Source : rapport annuel Eco-Emballages 2012).

Ce constat s’explique notamment par la faible proportion d’emballages en aluminium au regard de la totalité des emballages mis sur le marché. Ils représentent 58 000 tonnes. Conséquence : les centres de tri sont insuffisamment équipés pour le tri optimal de l’ensemble des emballages en aluminium. Ils traitent majoritairement les grands emballages rigides en aluminium (canettes, aérosols ou autres boîtes de conserve). Les plus petits - inférieurs à la taille d’un pot de yaourt -, semi-rigides ou souples sont rejetés du process de tri. Canettes écrasées de petite taille, barquettes, couvercles, bouchons, opercules, dosettes de café ou papier aluminium ne peuvent donc pas être recyclés.

Texte AlternatifAprès une première étape (2009/2013) avec la mise en oeuvre d’un programme de recherche et développement, notamment dans 4 centres de tri pilotes où ont été installés une machine à courants de Foucault, a permis d’augmenter jusqu’à 200% le taux de captage de l’aluminium. Davantage d’emballages en acier présents dans les fines ou refus des centres de tri ont également pu ainsi être récupérés.

Texte AlternatifLa deuxième étape (2014/2016) du programme avec le «Projet métal» devrait accroître le taux de recyclage. Et permettre la construction d’un unité de pyrolyse en France. Une telle valorisation est déjà utilisée pour un volume d’emballages souples en aluminium qui est orienté vers une unité de pyrolyse à la frontière franco-allemande.

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