Le Comité des États membres a convenu à l'unanimité d'identifier les substances très préoccupantes (SVHC) de :
• 4,4'-isopropylidenediphenol (bisphenol A, BPA) (EC 201-245-8, CAS 80-05-7), proposé par la France, en raison de ses propriétés perturbatrices endocriniennes pour la santé humaine.

Le bisphénol A est déjà répertorié dans la «List Candidate» en raison de ses propriétés toxiques pour la reproduction. Le MSC a accepté à l'unanimité son identification supplémentaire en tant que SVHC en raison de ses propriétés perturbatrices endocriniennes qui causent des effets graves pour la santé humaine et donnent lieu à un niveau de préoccupation équivalent au classement des substances CMRs -cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction (CMRs catégorie 1A ou 1B).

L’Anses-Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait soumis en février dernier auprès de l’ECHA, une proposition de classement du bisphénol A (BPA) comme substance extrêmement préoccupante (SVHC-substance of very high concern) dans le cadre du règlement européen REACh, au titre de ses propriétés «perturbateur endocrinien» pour la santé humaine.

«Cette décision aura pour conséquence une obligation pour l’industrie de notifier à l’ECHA la présence de la substance dans les articles fabriqués ou importés et d’informer l’acquéreur d’un article de la présence de BPA.

L’inscription du BPA sur la liste de l’ECHA des substances extrêmement préoccupantes ouvre également la possibilité que le BPA soit soumis à autorisation en tant que substance, conditionnant ses usages à l’octroi d’une autorisation temporaire et renouvelable, explique l’Anses.

L'ECHA devrait mettre à jour fin juin la List Candidate pour y inscrire le BPA. En France, depuis le 1er janvier 2015, le bisphénol A est interdit dans les contenants alimentaires.

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