Les emballages plastiques ont largement contribuĂ© Ă  la rĂ©duction de la consommation de ressources pour emballer des produits et donc Ă  la rĂ©duction des dĂ©chets gĂ©nĂ©rĂ©s, estime Elipso qui fournit ces chiffres : sur les 100 000 tonnes d’emballages Ă©vitĂ©s entre 2007 et 2012, 44% l’ont Ă©tĂ© grâce aux plastiques.

Par exemple, les bouteilles d’eau ont, en moyenne, rĂ©duit leur poids de 27% entre 1994 et 2009 (1). Dans le catalogue de rĂ©duction Ă  la source des emballages (2), 2/3 des bonnes pratiques recensĂ©es concernent les emballages plastiques : allègement, mise en Ĺ“uvre de recharges, simplification des systèmes d’emballages, utilisation de matières premières d’origine recyclĂ©e, etc.

Elipso participe Ă©galement aux travaux et Ă  la diffusion de bonnes pratiques d’éco-conception en vue de la recyclabilitĂ© au travers du Cotrep. Et a ainsi distribuĂ© 500 guides Cotrep (3) « Ă©co-concevoir pour mieux recycler » depuis dĂ©but 2017.

L’analyse de cycle de vie. L’ACV (norme ISO 14040-14044) qui permet d’évaluer d’objectiver les dĂ©cisions visant Ă  augmenter le recyclage des plastiques doit ĂŞtre rĂ©alisĂ©es sur le couple « emballage-produit » et non pas « uniquement sur les emballages, car ceux-ci n’ont pas de fonctionnalitĂ©s en tant que telles, mais ont des fonctionnalitĂ©s vis-Ă -vis des produits qu’ils protègent, transportent, etc. Les emballages permettent ainsi de limiter les taux de pertes, de casse, de gaspillage des produits contenus par exemple. Les publications du CNE illustrent les fonctionnalitĂ©s apportĂ©es par les emballages » explique Emmanuel Guichard, DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral d’Elipso.

Par ailleurs dans les cas oĂą les ACV ont mis en Ă©vidence, qu’à fonctionnalitĂ©s Ă©quivalentes, le fait d’utiliser des emballages lĂ©gers bien que non recyclables (comme le sont les recharges par exemple) prĂ©sentait un bĂ©nĂ©fice environnemental par rapport Ă  l’utilisation d’emballages «traditionnels» recyclables mais plus lourds (4), alors il est nĂ©cessaire d’avoir une dĂ©cision politique pour arbitrer entre : « moins de dĂ©chets, quitte Ă  ce que ces dĂ©chets ne soient pas recyclables » ou « plus de dĂ©chets recyclables, quitte Ă  ce que la quantitĂ© de dĂ©chets augmente ».

Collecter et mieux recycler les produits mis sur le marchĂ©. L’extension des consignes de tri Ă  tous les emballages plastiques est un Ă©lĂ©ment clĂ© pour mieux collecter les emballages en fin de vie, mais Ă©galement pour les orienter vers la filière de valorisation la plus appropriĂ©e : recyclage, compostage ou valorisation en CSR. Pour Elipso, « l’existence et la reconnaissance d’une collecte harmonisĂ©e est essentielle pour maximiser la collecte des dĂ©chets auprès des citoyens et garantir une valorisation optimale des dĂ©chets d’emballages, au regard des filières existantes et en cours de dĂ©veloppement ».

L’augmentation de la TGAP sur l’enfouissement est Ă©galement selon l’Association professionnelle « essentielle pour encourager le dĂ©veloppement du recyclage et de la valorisation des plastiques ».

Recyclage. « Les filières de recyclage existantes doivent ĂŞtre soutenues, souligne Emmanuel Guichard, DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Elipso. « Suite Ă  une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par 2ACR, la DGE et l’ADEME (5), 2ACR a proposĂ© un mĂ©canisme Ă©conomique et financier (6), basĂ© sur la monĂ©tisation des bĂ©nĂ©fices environnementaux du recyclage pour dĂ©velopper l’économie circulaire des plastiques en Europe. Elipso appuie cette proposition qui permet de soutenir Ă  la fois les rĂ©gĂ©nĂ©rateurs, ainsi que les utilisateurs de matières recyclĂ©es ».

Ce soutien économique et financier doit également s’accompagner d’une augmentation de la qualité des matières premières d’origine recyclée, de façon à ce que les matières premières d’origine recyclée aient des performances et des valeurs marchandes équivalentes aux matières premières vierges. Le secteur de l’emballage est demandeur de matières premières d’origine recyclée. Ces matières doivent cependant garantir la sécurité du consommateur. A ce jour, nos fabricants d’emballage en PET recyclé manquent de matière pour répondre à la demande.

36% de nos adhérents ont développé des activités de recyclage des emballages plastiques. Cette internalisation des activités de recyclage permet à nos adhérents d’utiliser 300 000 tonnes de matières plastiques d’origine recyclée pour fabriquer de nouveaux emballages plastiques qui répondent aux exigences des fabricants de produits. Dans la continuité de la dynamique amorcée ces dernières années, de nouvelles filières de recyclage sont en cours de développement (recyclage chimique du PS, procédés permettant un retour au contact alimentaire, par exemple).

(1) http://www.ecoemballages.fr/grand-public/les-enjeux-du-point-vert/la-reduction-des-emballages


(2) http://reduction.ecoemballages.fr/catalogue


(
3) http://www.cotrep.fr/fileadmin/contribution/mediatheque/actualites/COTREP_Guide-recyclabilite_2016_WEB_01.pdf /http://www.cotrep.fr/fileadmin/contribution/mediatheque/actualites/COTREP_Guide-recyclabilite_2016_WEB_01.pdf 


(4) http://www.ecoemballages.fr/sites/default/files/files/etudes/acv_shampoing_resume.pdf

(5) https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/Analyses/2017-09-Filiere-recyclage- plastiques-elastomeres.pdf


(6) http://www.frplast.org/Actualites-et-Agenda/Actualites/Developper-la-production-et-l-utilisation-de-plastiques-recycles-en- Europe-2ACR-propose-un-mecanisme-inedit

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