En Allemagne, où le taux de collecte des emballages de boisson atteint les 90%, la consigne s’applique sur les soft drinks, les bouteilles d’eau, les bières et les boissons alcoolisées mélangées.

Ne sont pas concernés les jus, les vins effervescents, les vins et spiritueux qui sont destinés à la poubelle jaune. La caution varie entre 8 et 25 centimes, et dépend du type de contenant (jetable ou réutilisable) et du matériau. Sur leurs étiquettes,Texte Alternatif toutes ces bouteilles portent la mention «Pfand» (caution) ou «Pfandflasche» (bouteille consignée) accompagnée d’un symbole.

Notre voisin enregistre un score record, avec 98,8% des bouteilles consignées qui sont collectées séparément et 97,9% d’entre elles recyclées (principalement en nouvelles bouteilles PET) (1). Pourtant, une majorité d’Allemands étaient, au départ, opposés à une consigne sur les emballages jetables. En 2016, ils étaient 82% à être en faveur de ce système et une majorité à vouloir l’étendre aux gobelets.
Plus largement, dix pays européens (Allemagne, Suède, Norvège, Croatie, Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lituanie, Pays-Bas) ont mis en place un système de consigne.

Texte Alternatif

Ce système, qui concerne entre 130 et 140 millions d’Européens, est organisé de différentes manières.
En Finlande, par exemple, les emballages de boissons sont taxés mais le producteur peut en être exempté s’il participe à un système de consigne avec des automates de collecte.
La Suède, elle, a rendu obligatoire la consigne pour tout professionnel vendant des boissons contenues dans des bouteilles en plastique ou canettes en métal.

(1) Chiffres 2015 de German Association for Plastics Packagings and Films (Industrievereinigung Kunststoffverpackungen).

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