«La France doit s’affirmer comme un pays brassicole» affirme François Loos, président des Brasseurs de France. Ce qu’il est au regard des chiffres indiqués par l’association qui représente 98% de la production française.

En France, une brasserie se crée tous les trois jours, actuellement le pays en compte 1100 réparties dans toutes les régions. Le marché de la bière, qui compte 4000 marques, et plus encore de références, observe une croissance en volume de 2,7% en 2017 en CHR et GMS.

Texte AlternatifC’est pour permettre aux consommateurs de se repérer parmi une offre toujours plus large que les Brasseurs de France ont décidé de créer une marque collective nommée «Profession brasseur». Elle s’illustre par un logo hexagonal doré avec une cuve de brasserie à l’intérieur, apposé sur l’étiquette de la bouteille afin de garantir trois critères : l’origine (brassée et conditionnée en France), la qualité (contrôlée par Certipaq), et le savoir-faire (avoir au moins trois ans d’expérience ou un titre de brasseur).

Pour prétendre à cette marque collective, les brasseurs doivent répondre à un cahier des charges de 420 critères de contrôle, dont la traçabilité, le process, l’étiquetage, le conditionnement etc. Pour l’instant, 21 brasseurs sont candidats (il n’est pas nécessaire d’être adhérent des Brasseurs de France), et trois brasseries ont déjà été certifiées : la Choulette, la brasserie Duyck et la Grenouille Assoiffée.

Texte AlternatifPour Alain Dhaussy de la Choulette, «la marque collective est souhaitable dans cette effervescence actuelle». Elle est une reconnaissance d’un savoir-faire pour Mathieu Duyck de la brasserie éponyme, et «un référentiel qui permettra de nous (la brasserie) rendre pérennes», selon Caroline Ernst de La Grenouille Assoiffée.

A termes, selon, Maxime Costilhes, délégué général des Brosseurs de France, la marque collective pourrait devenir un argument à l’exportation. Car si un tiers des bières françaises a été exporté en 2016, les petits brasseurs ont peu contribué à ce résultat et ont encore un nom à se faire à l’étranger. «Il faut faire de la bière une fierté nationale» a conclu M. Coxy.

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