En France, les barquettes noires qui sont très présentes dans le secteur des plats cuisinés/traiteurs représentent environ 12 000 tonnes/an. Aujourd’hui, ces barquettes ne sont pas recyclées car le noir de carbone qui est utilisé absorbe les rayonnements IR.

Suite donc aux appels d’offres qu’avait lancé Citeo et auxquels plusieurs industriels et utilisateurs de barquettes ont participé (notamment Marie, Fleury-Michon, Europlastiques, Faerch Plast,) permettent aujourd’hui de dégager des solutions pour que le «noir soit triable» pour reprendre l’expression de Vincent Colard de Citeo.

Pour satisfaire à cette exigence, les barquettes doivent contenir moins de 5% de noir de carbone, ou mieux encore, opter pour des colorants organiques ou d’origine minérale.

Texte AlternatifLe surcoût pour que ces barquettes sombres soient acceptées au tri et être ainsi recyclables, n’est pas négligeables – entre 10 et 20%.

Citeo rappelle que ces emballages peuvent bénéficier d’un bonus de 8% dès lors qu’ils suppriment le colorant incriminé, qu’ils choisissent une alternative transparente et qu’ils sont mono-résine.

Pour sa part, Faerchplast a développé un masterbatch (colorant) qui ne contient pas de noir de carbone, et qui assure à la barquette en PP le même aspect esthétique qu’avec ce noir de carbone.

Les résultats des tests de reconnaissance effectués en centres de tri sur 10 000 barquettes PP ont été concluants, indique Citeo.

De son côté, Fleury-Michon a développé une solution proposant des colorants de substitution au noir de carbone permettant une bonne identification en centre de tri tout en présentant les mêmes qualités d’opacité, d’alimentarité ou de compatibilité avec le processus de fabrication. Une solution innovante mais au surcoût économique non négligeable.

La prochaine étape, précise Citeo, pourrait amener vers une démarche collective de la filière.

Le projet Ligepack a, quant à lui, étudié une feuille PET tri-couches avec une concentration réduite de noir de carbone. Cette solution se base sur des encres alternatives avec des opacifiants ou encore sur la structure des feuilles PET.

Les prochaines étapes visent également une duplication sur du PP, les essais étant actuellement en cours.
«Enfin, les tests nous apprennent que la couleur noire n’est pas plébiscitée par les consommateurs : une tendance qui pourrait très bien constituer une solution pour une meilleure recyclabilité des barquettes» conclut Citeo.

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