A l’époque où le papier était dénoncé, le plastique lui progressait et apparaissait comme le matériau de l’avenir (production de polymères en 1980 : 50 millions de tonnes, en 2010 : 330 MT).

Utilisé dans l’emballage papier/carton, le papier a su reprendre «la main» et s’est s’engagé dans une voie circulaire avec une offre qui est aujourd’hui très majoritairement à base de fibres recyclées. Et son image - même si l’on entend encore parfois «le papier détruit la forêt» - est devenue positive.

C’est ce parallèle fort intéressant qu’a développé tout au long de sa présentation H. Van Roost de Total à l’Assemblée générale d’Elipso.

En 2019, alors que le papier est à plus de 70% circulaire (au sens circular du terme), le plastique est lui à environ 8%, a indiqué le Business Développement Manager Recycling - Total.

Texte Alternatif«Le plastique a une capacité d’innovation, tant au stade de la production de la molécule qu’au niveau des applications» estime H. Van Roost. Il faut, a–t-il insisté, «focaliser sur la circularité».

Dans ce contexte, il identifie trois grands axes de valeur ajoutée : amélioration de la qualité du recyclat, créer de nouveaux marchés pour les recyclés et optimiser les process de recyclage.

En parlant de «concept du compound circulaire», Herman Van Roost estime qu’en mélangeant du recyclé post consommation avec du vierge, on peut optimiser les applications.

Et d’évoquer une housse rétractable qui, à base de 50% de recyclé, présente les mêmes caractéristiques techniques qu’un film vierge.

Texte AlternatifEt de préciser qu’il est possible d’ajouter de la couleur au plastique recyclé qui, lui, est de couleur grise ou kaki.

Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support