En 2017, les emballages en verre ont enregistré une croissance de 2% en poids et de 2,4% en unités. Ce dynamisme a profité à l’ensemble des marchés de l’alimentaire et des boissons, mais aussi au secteur du flaconnage pour la parfumerie, les cosmétiques et la pharmacie. Les chiffres 2018 publiés pas la FEVE confirment cette solidité du marché du verre malgré un contexte macro-économique difficile et une évolution timide des indices de consommation (1).

Un bilan que nous prenons comme une reconnaissance d’un modèle d’économie circulaire, patiemment construit par notre industrie, en s’appuyant sur les propriétés intrinsèques du verre. Au cours des cinquante dernières années, sa consommation énergétique a été réduite de moitié, tandis que les émissions de CO2 diminuées de 70%. En Europe, entre 2009 et 2015, l’usage de nouvelles technologies et l’intégration dans nos filiales de fabrication d’une part croissance de verre recyclé nous a permis de réduire de 1% par an les émissions de carbone.

Si le recyclage est « tendance », notre industrie le pratique depuis 50 ans : Ă  l’heure actuelle, en Europe, nous recyclons 74% du verre en circulation, le taux le plus Ă©levĂ© au monde. Autre atout apprĂ©ciĂ© et reconnu : la prĂ©servation de la qualitĂ© et des propriĂ©tĂ©s des produits. En effet, le verre – de par son inertie chimique – n’interagit pratiquement pas avec le contenu, qu’il soit recyclĂ© ou pas. Aucun compromis sur la santĂ© du consommateur ne pouvant ĂŞtre acceptĂ© sous couvert de recyclabilitĂ©.

Et demain ?

Comme soulignĂ© par le Pdg du groupe français Verallia, Michel Giannuzzi – Ă©lu PrĂ©sident de la FEVE en juin dernier – « l’emballage fait actuellement l’objet d’un examen minutieux de la part des consommateurs pour sa durabilitĂ© et sa bonne rĂ©putation. L’industrie du verre est parfaitement positionnĂ©e pour rĂ©pondre aux exigences rĂ©glementaires et des clients en tirant parti des avantages de l’économie circulaire » (2).

L’industrie du verre est déterminée à continuer à rendre la production de verre encore plus durable en augmentant le recyclage et ainsi réduisant l’utilisation de matières premières et la consommation d’énergie et en décarbonisant sa technologie de production. Nous analysons régulièrement les progrès ainsi fait avec des analyses de cycle périodiques que nous utilisons comme références pour les avancées ultérieures en termes d’innovation durable. Le dernier ACV est disponible sur demande sur le site de la FEVE.

A titre d’exemple aujourd’hui, l’utilisation d’une tonne de verre recyclé dans un four permet de remplacer un équivalent de 1,2 tonne de sable, d’épargner 322 KWh d’énergie et d’éviter 246 Kg de CO2. Dans le cas d’une analyse de cycle de vie dans sa totalité, le taux grimpe à 580 Kg de CO2 économisés par tonne de verre recyclé (3).

Également pointé du doigt, le sable utilisé pour la production du verre en Europe ne vient pas des plages ou du désert comme cela a pu être écrit dans certains articles. Mais de carrières de sable industriel exploitées avec une approche éco-responsable et une gestion des ressources et des écosystèmes à long terme. Il en résulte une qualité de produit supérieure et une réduction de l’empreinte environnementale.

Ce faisant, nous voulons faire du verre l'emballage de l'avenir et contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies. Chaque année, nous investissons 610 millions d'euros dans la décarbonisation, l'efficacité énergétique et la modernisation de nos usines européennes. A la FEVE, un groupe de travail a été spécialement créé et dédié à l'innovation pour explorer les technologies de demain, telles que l'électricité à grande échelle ou le captage et l'utilisation du carbone (CCU).

(1) https://feve.org/glass-packaging-european-production-continues-to-steadily-grow/
(2) https://feve.org/fevepresidency2019/
(3) Glass Technologies Services in September 2004 and FEVE LCA 2012

Extrait de la revue n° 640 - Juillet/Août 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support