Texte Alternatif“Nous constatons un focus majeur de nos clients sur l’environnement – c’est une préoccupation qui passe avant même le design et la gestuelle. Beaucoup d’entre eux ont intégré cette problématique très récemment. Nous voyons d’ailleurs depuis cet été un ralentissement sur le plan économique : les clients ont tendance à reporter les lancements du fait des incertitudes liées à la législation concernant le recyclage», remarque Laurent Jeansoulé, responsable des ventes pour Menshen Emballages. Les packagings doivent aujourd’hui être fabriqués avec le moins de matière possible, y compris pour le bouchage. Dans cet esprit, Aptar Beauty+Home a mis au point la capsule-service Bravo : son design spécifique permet l’économie de 50% de PP, comparé à un bouchage classique. De son côté, Giflor a conçu une collection de capsules-services à profil bas. Grâce à ce type de profil, ce bouchon en PP nécessite 50% de moins de plastique pour sa fabrication qu’un bouchon conventionnel, tout en conservant ses fonctionnalités. «Nous avons étudié à la fois le design du flacon et du bouchon pour mettre au point un flacon sur-mesure doté d’un col bas spécifique», explique Alessandra Taccon, directrice de la stratégie pour Giflor.

PCR, biorésines et bouchons intégrés
Texte AlternatifLes fournisseurs s’intéressent également au PCR, aux bio-résines, ou au PIR (résines post-industrielles). La limite du PCR reste sa non-compatibilité avec le contact alimentaire. Aptar Beauty+Home a contourné cette problématique en fabriquant son Biocap dans deux matériaux : une partie en PP vierge (celle en contact direct avec la formule) et l’autre en PCR, à hauteur de 40%. Le bouchage reste recyclable et voit son empreinte carbone améliorée. Le groupe a notamment fourni un bouchon en PCR pour un flacon de shampooing de la marque Henkel, et un bouchon en bio-résine pour une marque espagnole. Pour Laurent Jeansoulé, ce n’est que le début : «le PCR tel que nous le connaissons aujourd’hui présente des contraintes à la fois marketing et technique. Par exemple, toutes les formes de bouchages ne sont pas réalisables si l’on veut garder des propriétés mécaniques identiques, et les coloris sont limités. Sur une capsule à charnière, nous devons utiliser des pourcentages de PCR réduits, de l’ordre de 25%, pour garder les propriétés de la charnière comme l’effet ressort. En théorie, on pourrait intégrer jusqu’à 100% de PCR dans certains bouchons, mais dans la réalité, 50% est un maximum. Nos clients sont d’ailleurs rarement partants pour des projets en matières recyclées», indique-t-il. Menshen est toutefois en phase de test sur un projet en PCR nouvelle génération, c'est-à-dire de grade alimentaire et avec des propriétés proches du matériau vierge.

Extrait de la revue n° 642 - Octobre 2019. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support