Texte AlternatifPour réduire l’impact environnemental et les risques d’abandon, l’ADEME recommande :

• De privilégier les sacs réutilisables et maximiser leur réemploi, a minima une dizaine de fois. Pour que ce réemploi soit réel, la conception du sac doit prendre en compte sa praticité, sa résistance, la facilité de le nettoyer (en machine à laver par exemple pour les sacs en tissu), la facilité d’ouverture/fermeture, le volume utile. Le seul critère de l'épaisseur (50 µm pour les plastiques par exemple) n’est pas suffisant pour définir si un sac est réutilisable ou non. D’autre part, un sac conçu pour être réutilisé mais qui n’est pas réutilisé est plus impactant sur l’environnement car il est généralement plus épais pour être plus résistant.
• De rendre payant la mise à disposition des sacs d’emballages fruits et légumes, et plus généralement de tous les sacs. A usage unique ou réutilisables, quelle que soit leur composition et dans tous les lieux de vente, ceci devrait contribuer à inciter le consommateur à porter une plus grande attention à l’utilité de prendre un sac et à l’usage qu’il en fait.
• De réduire la consommation de matière en diminuant l’épaisseur des sacs (tout en veillant à conserver une résistance suffisante pour l’usage prévu mais aussi permettre le réemploi) et en mettant à disposition des consommateurs des sacs de tailles différentes afin de répondre à leur besoin réel.
• De choisir des matières premières plus respectueuses de l’environnement. Par exemple, pour les sacs en tissu, privilégier le coton traditionnel par du chanvre ou du lin. Quelles que soient les caractéristiques du sac, l’ADEME recommande d’indiquer «ne pas jeter dans l’environnement» et de ne plus utiliser le terme «biodégradable» dans les communications vers le grand public afin d’éviter toute confusion. En effet, ce terme est aujourd’hui mal compris par le consommateur qui considère parfois que le produit peut être jeté dans la nature sans conséquence.

Une recommandation qui a fait rapidement réagir de nombreux professionnels du secteur. Dont le Club Bio-plastiques, qui – s’il approuve l’avis de l’ADEME dans sa globalité – regrette cependant la recommandation de l’Agence de rendre payant l’ensemble des sacs fruits et légumes (papier ou plastique). «Cette mesure pénaliserait le développement indispensable de la filière de compostage en privant le consommateur d’un outil gratuit d’aide au tri et à la collecte des biodéchets alimentaires. Pour mémoire, l’ADEME reconnaît l’intérêt du sac compostable dans le cadre de la mise en place de la filière. En plus de faire payer aux français plusieurs centaines de millions d’euros, cette mesure risquerait de décourager la consommation de fruits et légumes vendus en vrac. Or, le transfert du vrac vers des produits suremballés aurait un effet pervers sur l’environnement».

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