Texte AlternatifLa technologie IML peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©e avec diffĂ©rents procĂ©dĂ©s : moulage par injection, moulage par soufflage, ou thermoformage (en PP ou PET principalement). Paccor fabrique des emballages en plastique rigide, notamment en injection IML et en thermoformage IML. Sur son site d’Auneau, Paccor France compte une ligne de thermoformage avec Ă©tiquette dans le moule (T-IML). «L’intĂ©rĂŞt de cette technologie est d’obtenir une barrière complète de l’emballage Ă  l’oxygène et la lumière. Nous extrudons plusieurs couches de PP et intĂ©grons une couche de noir. Grâce Ă  l’extrusion, nous pouvons Ă©galement proposer une offre bicolore de type intĂ©rieur / extĂ©rieur du pack. Par ailleurs, nous pouvons diminuer le poids de l’emballage en rĂ©duisant l’épaisseur de la feuille», explique Olivier Laigre, directeur commercial chez Paccor sur l’Europe du Sud-Ouest. Les clients s’orientent vers l’injection ou le thermoformage IML notamment en fonction des volumĂ©tries annuelles. Pour une petite sĂ©rie, l’injection est plus accessible financièrement – le thermoformage nĂ©cessitant des outillages et de la robotisation. Selon Yves Caunègre, directeur de l’innovation du groupe Paccor, les atouts de l’injection IML se vĂ©rifient au niveau de la qualitĂ© des dĂ©cors, et sur le fait d’accĂ©der Ă  certaines formes que le thermoformage ne permet pas. En outre, «l’injection a beaucoup Ă©voluĂ© au niveau du poids de l’emballage : il est dĂ©sormais quasiment possible de concurrencer le poids du thermoformĂ© – grâce Ă  la technologie de l’injection-compression, assez dĂ©veloppĂ©e aujourd’hui. A titre d’exemple, une barquette de margarine en injection pèse 13,5 g, avec une rĂ©sistance Ă  la compression de 40 newtons. En thermoformĂ©, la mĂŞme barquette pèse 12,5 g avec une rĂ©sistance Ă  la compression de 13 newtons. Celle-ci est donc moins «solide». La technologie de l’injection-compression convient toutefois Ă  de grosses sĂ©ries, car les investissements sont importants», souligne-t-il.

L’IML : un atout environnemental Ă  jouer
Texte AlternatifSelon les acteurs de l’industrie, la technologie de l’IML est bien adaptĂ©e au recyclage des plastiques. La sociĂ©tĂ© italienne ATS compte 25 presses d’injection dans son usine près de Mestre au nord de l’Italie, en majoritĂ© Ă©quipĂ©es pour de l’injection IML, et dĂ©diĂ©es Ă  l’agroalimentaire. «ATS n’injecte que du PP, et toutes les Ă©tiquettes sont dans ce mĂŞme matĂ©riau. Cela nous permet de proposer des barquettes en 100% mono-matĂ©riau. Nous orientons aujourd’hui nos dĂ©veloppements autour de trois axes : la rĂ©duction de l’épaisseur et du poids des barquettes – pouvant aller jusqu’à 10%, grâce Ă  une conception spĂ©cifique du moule ; la rĂ©duction des Ă©paisseurs des Ă©tiquettes – un travail en collaboration avec nos fournisseurs, et l’utilisation d’encres non-toxiques pour leur dĂ©coration», prĂ©cise Alexandre Allimant, qui reprĂ©sente la sociĂ©tĂ© ATS via sa propre sociĂ©tĂ© ACS Pack. L’entreprise ATS, qui rĂ©alise un chiffre d’affaires de plus de 20 millions d’euros, est prĂ©sente sur le marchĂ© des produits laitiers (mozzarellas, mascarpones), des plats cuisinĂ©s, pâtĂ©s, tapenades, glaces et autres produits alimentaires conditionnĂ©s dans des barquettes IML.

Extrait de la revue n° 645 - Février 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support