Texte AlternatifLes gélules ont le vent en poupe. L’industriel italien IMA, qui fabrique depuis 50 ans des géluleuses, est bien placé pour le savoir. «Les ventes ont augmenté de 20% en 2019, avec une croissance moyenne comprise entre 10% et 20% ces dix dernières années», souligne Pietro Pirera, chef de produits senior du groupe. Une progression qui se fait au détriment des presses à comprimés, principales formes galéniques concurrentes des gélules. «On peut combiner des produits tels que différentes poudres, granulés ou micro-comprimés dans une même gélule, ce qui n’est pas possible pour les comprimés qui ne peuvent associer que des poudres», explique Oliver Hecht, directeur commercial régional du fabricant allemand Harro Höfliger. «L’une des grandes tendances du secteur pharmaceutique est de mixer dans une même gélule plusieurs produits de nature différente. A l’acide acétylsalicylique, qui donne parfois mal à l’estomac, va être rajouté de l’ésoméprazole ou de l’oméprazole. Pour les produits anti-cancéreux, il est aussi fréquent de rajouter des anti-douleurs», confirme Pietro Pirera.

Vingt combinaisons possibles
Dans ce contexte, les fabricants du secteur pharmaceutique sont Ă  la recherche de gĂ©luleuses capables de travailler sur du multidosage. «La tendance est Ă  l’ultra flexibilitĂ© des machines au niveau des groupes de dosage, que cette opĂ©ration soit rĂ©alisĂ©e par la technique du "tamping" ou celle du "dosator" que nous proposons toutes les deux dans notre modèle automatique IN-CAP», explique Vincent Deprez, reprĂ©sentant d’Aerials, distributeur en France des machines italiennes Dott.Bonapace. «Les diffĂ©rentes versions d’IN-CAP permettent plus de vingt combinaisons possibles simplement en rajoutant des groupes de dosages : liquide + poudre, granulĂ©s + poudre, mini-comprimĂ©s + granulĂ©s…». Pour les traitements plus sensibles comme les anti-cancĂ©reux, le besoin de confinement est aussi important. «Nous avons de plus en plus de demandes pour des gĂ©luleuses dotĂ©es d’un système "Wash in Place", aussi appelĂ© sous isolateur. C’est le cas de l’IN-CAP. La machine va ainsi pouvoir traiter des mĂ©dicaments contenant des produits toxiques, qui sont de plus en plus frĂ©quents, en particulier ceux dĂ©diĂ©s Ă  l’oncologie. La dĂ©sinfection et le nettoyage se font sur place, de manière automatique, sans que l’opĂ©rateur intervienne», assure Vincent Deprez.

Extrait de la revue n° 645 - Février 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support