Texte AlternatifLe trafic des faux mĂ©dicaments est estimĂ© Ă  200 milliards de dollars, soit autour de 20% du marchĂ© pharmaceutique mondial. Très lucratif, il rapporterait 20 fois plus que le trafic d’hĂ©roĂŻne, selon l’IRACM (Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de MĂ©dicaments). L’essor du e-commerce et la relative impunitĂ© des trafiquants ont aggravĂ© ce phĂ©nomène. Et en pĂ©riode de Covid-19 et de flux tendus, la pression n’a jamais Ă©tĂ© aussi vive au sein des Ă©tats-majors des grands laboratoires pharmaceutiques. «Il n’y a pas un laboratoire qui n’ait encore mis en place de solutions de protection en interne, de mapping online de ses produits ou encore intĂ©grĂ© des Ă©lĂ©ments de sĂ©curitĂ© Ă  ses mĂ©dicaments», pointe Camille Diss, responsable produits digitaux de la PME française Arjo Solutions. Pour lutter contre le flĂ©au, les principaux niveaux de sĂ©curitĂ© visent : la sĂ©rialisation europĂ©enne, l’inviolabilitĂ© des boites et les solutions digitales d’authentification. Face aux enjeux sanitaires et Ă©conomiques immenses, les exigences de traçabilitĂ© se dĂ©veloppent partout dans le monde (Chine, Inde, Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie, Argentine, Russie, Egypte, BrĂ©sil et Etats-Unis), sans compter les opĂ©rations pilote des laboratoires dans les pays sensibles.

Marquage et identification
Texte AlternatifDepuis l’entrée en vigueur de la directive européenne anti-contrefaçon (FMD 2011/62/UE) le 9 février 2019, chaque boîte de médicament est identifiable par un code Datamatrix comprenant un code produit ou CIP13, un numéro de lot et une date de péremption. Le numéro de série permet de suivre le médicament à l’unité, de son lieu de production à son point de dispensation. Sa lecture à l’officine ou à l’hôpital permet de garantir que le patient reçoive le bon médicament. Une autre exigence spécifique en Europe concerne l’apposition d’un système anti effraction sur les boîtes de médicaments pour garantir l’inviolabilité. Pour les laboratoires, le coût de la sérialisation serait de l’ordre de 120 et 150 millions d’euros, selon le Leem (syndicat Les Entreprises des Médicaments), pour l’adaptation des lignes. Très tôt, Weber Marking Systems est entré dans la dynamique pour équiper ses clients d’imprimantes à jet d’encre thermique capables de faire du marquage et de l’identification d’étuis à partir du Datamatrix CIP13. «Nous comptons une centaine de postes installés à ce jour en Europe», note Michel Robert, son directeur commercial. L’entreprise s’est également distinguée avec un poste d’étiquetage Tamper Evident compact, facile à intégrer (longueur 710 mm) sur les lignes existantes, fonctionnant à une cadence de production jusqu’à 400 étuis par minute. «La fabrication des étiquettes Tamper Evidentsur notre site toulousain a été validée par plusieurs laboratoires et nous en produisons chaque année plusieurs centaines de million», ajoute-t-il.

Extrait de la revue n° 650 - Août/Septembre 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support