Texte Alternatif

Le secteur de la robotique française enregistre ainsi une croissance annuelle de 20% entre 2014 et 2019. Des chiffres qui viennent confirmer les projections de l’IFR (International Federation of Robotics) de +15% en équipement robots industriels dans l’Hexagone sur la même période.

Texte Alternatif«La publication de ces chiffres apporte une touche d'optimisme à un moment où l'industrie évolue dans un environnement très perturbé. La crise sociale et sanitaire nous impose de repenser l'industrie française, d'accélérer sa transition numérique et écologique vers une industrie du futur plus performante, plus compétitive, et responsable. Cette étude nous apprend que, malgré la crise, le terrain est bien propice pour cela», commente Olivier Dario (photo), Délégué général du Symop.

Si le secteur de l’automobile a été fortement porteur en 2019, l’étude observe une percée des robots de logistique et d'emballage, notamment due à la hausse régulière de l'installation de robots industriels dans les secteurs de la pharmacie, de la cosmétique et de la chimie, avec une croissance de 20% en moyenne sur les 4 dernières années. Le secteur de la manutention joue également dans cette progression, avec une robotisation qui progresse sensiblement à la même vitesse, principalement sur les applications de pick en place et de palettisation (21% en CAGR), grâce à l’utilisation croissante des applications d’aiguillage et de tri des produits.

En ce qui concerne les mois Ă  venir, Serge Nadreau, PrĂ©sident du groupe Robotique du Symop et Directeur de l'activitĂ© Robotique d'ABB France commente : «la situation est des plus incertaines. L'annĂ©e 2019 a Ă©tĂ© particulièrement bonne pour la robotisation, alors que l'annĂ©e 2020 a Ă©tĂ© Ă©videmment plus mitigĂ©e. Au-delĂ  des secteurs qui ont performĂ© ou sont en difficultĂ©, nous Ă©tudions aussi les projets et les investissements qui leurs sont attribuĂ©s, et l'enseignement est sans appel : 2020 Ă©tait une annĂ©e très ambitieuse, mais la crise Covid a profondĂ©ment impactĂ© les Capex et investissements. Avec la situation actuelle, la question des Capex, Opex et investissements en 2021 reste donc ouverte, et sera dĂ©cisive pour savoir si la France se dirige vers de nouveaux modèles de robotisation». Pour mieux accompagner les entreprises industrielles dans leur transformation, le Symop annonce d’ailleurs la crĂ©ation prochaine d’un observatoire dĂ©diĂ© Ă  l’étude de la robotisation des ETI et des PME françaises.

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