Texte Alternatif

Comment avez-vous accompagné vos adhérents ces derniers
mois ?
Le premier confinement a Ă©tĂ© vĂ©cu comme un vĂ©ritable coup de massue. Nos adhĂ©rents ont très vite manifestĂ© le besoin d’échanger, pour se sentir moins isolĂ©s, se soutenir et se tenir au courant de l’évolution de la situation du pays. Grâce au soutien de la Ficime**, Ă  laquelle est affiliĂ© le Secimep, nous avons pu apporter un dĂ©cryptage prĂ©cis des informations gouvernementales. Un support qui a Ă©tĂ© d’autant plus apprĂ©ciĂ© par les filiales prĂ©sentes sur le marchĂ© national et les PME. Nous avions un point hebdomadaire suivi par la grande majoritĂ© de nos adhĂ©rents, en prĂ©sence des dirigeants, complĂ©tĂ© par l’envoi de sondages rĂ©guliers sur leur situation. D’ailleurs, un mouvement de solidaritĂ© s’est naturellement crĂ©Ă© : certains de nos membres ont ainsi redistribuĂ© des masques ou du gel hydroalcoolique Ă  d’autres adhĂ©rents, Ă  l’heure oĂą il Ă©tait difficile d’en trouver.

De quelle façon la Covid-19 a-t-elle impacté le secteur des machines d’emballage et de contrôle ?
Selon le secteur concerné, le constat diffère. Ainsi si l’industrie pharmaceutique a été peu touché, les secteurs industriels et certains marchés de l’alimentaire comme le secteur CHR, les boissons ou encore le food nomade ont connu un plus fort ralentissement. Mais plus globalement, les machines à cycle de production long ont perdu indéniablement de la visibilité en termes d’investissement, alors même que le secteur de l’emballage vivait déjà un ralentissement général du fait de sa remise en cause par l’opinion publique. Les machines à cycle de vie court – à l’instar des équipements de marquage dont le coût d’investissement est moins lourd – tirent mieux leur épingle du jeu. L’on observe aujourd’hui de nombreux reports de projets, le second confinement ayant retardé encore l’espoir d’une reprise de plusieurs mois. Mais nous restons confiants malgré tout. La concurrence entre les marques, accentuée par la Covid-19, va obliger les grands donneurs d’ordre à renouveler leurs machines en 2021 pour rester compétitifs.

Texte Alternatif

Quels sont les projets sur lequel le Secimep planche pour ces prochains mois ?
Comme un grand nombre d’organisations professionnelles, nous avons dû réinventer nos modes de communication, pour faire face à l’annulation des salons BtoB, essentiels aux échanges et à l’activité de notre filière. Ainsi, même si le salon All4Pack a été reporté en 2022, nous avons décidé de maintenir la réalisation de notre brochure de promotion de nos adhérents***. Par ailleurs, notre site Focus Emballage, dédié à la promotion de nos solutions et expertises métiers, lancé en 2018, a connu ces derniers mois une forte progression de son visitorat. Nous travaillons à enrichir son contenu pour le rendre plus dynamique et interactif. Des vidéos de démonstration de technologies et de machines sont en cours de développement et un nouveau volet recrutement auront pour but d’augmenter encore son trafic.

Et bien sĂ»r, nous poursuivons de façon continue le dĂ©veloppement de notre syndicat, avec l’arrivĂ©e de nouveaux adhĂ©rents. En 2020, nous avons ainsi accueilli deux nouveaux membres : Handtmann France, sociĂ©tĂ© de distribution et de SAV de matĂ©riel standard Handtmann en France et au Maghreb (doseurs volumĂ©triques, lignes d’embossage, de dosage et de formage) et Sterixene, spĂ©cialisĂ©e dans la dĂ©contamination par lumière pulsĂ©e. Enfin, nous poursuivons nos Ă©changes avec le CNE et l’ANIA afin de participer aux Ă©changes sur la loi AGEC et prĂ©parer au mieux nos adhĂ©rents aux changements que vont induire les diffĂ©rents dĂ©crets d’application Ă  venir.

Le recrutement reste-t-il une priorité du secteur, malgré le contexte actuel difficile ?
Tout à fait. Nous avions pointé du doigt, avant même la survenue de cette crise sanitaire, les besoins d’embauche de notre filière sur des postes spécifiques. En effet, les départs en retraite ne sont pas remplacés, faute d’étudiants au profil technique. Nous avons donc approché des écoles et des organismes de formation au niveau national, notamment dans le secteur de l’agroalimentaire, pour nous faire connaître et ainsi noué des premiers partenariats, qui faciliteront le placement de jeunes en stage ou en alternance chez nos adhérents, et qui nous donneront accès aux jeunes diplômés et aux réseaux d’anciens élèves afin de faciliter les recrutements.

En quoi la Covid-19 aura influé sur la façon de faire «du business» ?
La Covid-19 est un accĂ©lĂ©rateur d’avancement de projets, notamment dans le digital. Hier, la rĂ©alitĂ© augmentĂ©e et l’intelligence artificielle Ă©taient encore perçues comme des outils « accessoires ». Elles se sont depuis rapidement dĂ©mocratisĂ©es pour pallier le manque de contacts humains en prĂ©sentiel lors des confinements. La crĂ©ation de plateformes digitales voire virtuelles, que ce soit pour valider en amont les projets machines ou en aval pour le service après-vente ou la gestion des pièces dĂ©tachĂ©es, trouve tout leur sens. En cela, nous avons Ă©conomisĂ© un temps prĂ©cieux sur leur dĂ©ploiement.

* Syndicat des Entreprises de Commerce International de Matériels d'Emballage, de Process, de Marquage et de Contrôle.
** Fédération des Entreprises Internationales de la Mécanique et de l’Electronique.
*** Diffusée dans le dernier numéro d’Emballage Digest et sur le site internet et les réseaux sociaux du Secimep.

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