Texte AlternatifCe texte, signĂ© de la plupart des grands acteurs du marchĂ© : Biologique Recherche, Chanel, Clarins, Coty, Guerlain, Hermès, Kenzo Parfums, Interparfums, L’OrĂ©al, Parfums Christian Dior, Parfums Givenchy, Puig, Shiseido, Sisley, Sarbec et Sothys, est un exercice assez inĂ©dit pour la profession. Il souligne l’importance et l’urgence que soit prĂ©servĂ©e, dans chacune de ses composantes, l’industrie cosmĂ©tique française, et particulièrement sa branche parfumerie. FondĂ©e sur le «FabriquĂ© en France» et occupant 246 000 salariĂ©s, cet Ă©cosystème unique gĂ©nère le deuxième excĂ©dent commercial de notre pays. L’industrie verrière, dont les signataires soulignent la qualitĂ© des produits, l’excellence des savoir-faire et les capacitĂ©s des usines situĂ©es dans l’Hexagone et en Europe, en fait partie intĂ©grante.

Dans la période actuelle, marquée par la crise sanitaire et ses conséquences économiques, les signataires de la déclaration souhaitent, dans le prolongement des efforts qu’ils ont déjà mis en œuvre depuis plusieurs mois et dans le respect des règles de concurrence, optimiser autant que possible les délais de paiement ou éviter les stocks non appelés au bénéfice des entreprises verrières. Ils confirment vouloir, pour faire face aux effets économiques et sociaux de la pandémie, privilégier les acteurs français dans leurs approvisionnements, maintenir la qualité et l’ampleur de leurs coopérations avec l’industrie verrière française et faciliter la trésorerie des sociétés qui la composent.

De son côté, la FEBEA appelle à poursuivre et prolonger cette mobilisation «à travers un comité stratégique de filière qui permettra à la cosmétique française de relever les défis de la relance, au cœur desquels celui de la transition écologique, pour consolider son rôle de leader mondial», a ajouté Patrick O’Quin, son président. A ces objectifs, s’ajoutent le souhait de voir la création d’une marque collective à l’international et l’appel au soutien au projet de la Maison de la Cosmétique à Chartres par les autorités, a complété Marc-Antoine Jamet, président de la Cosmetic Valley. Des demandes entendues et une initiative saluée par la ministre Agnès Pannier-Runacher qui a déclaré vouloir, «réunir prochainement un comité de filière avec les acteurs du marché pour concrétiser ces avancées».

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