N°636 - Machines&technologies - Editorial


 

 

 

Françoise Albasini, rédactrice en chef

Attention au «sans…»
Que l’on soit végétarien, végétalien, végan, flexitarien ou cet homme ou femme doué(e) de raison, il en faut pour tous les goûts… au rayon alimentaire ou de l’hygiène-beauté.

 

Avec l’emballage, il en faut aussi pour tous les besoins, toutes les tailles, toutes les forces… Un emballage facile à ouvrir, facile à verser, léger à porter, avec une DLC longue… Un emballage solide, de petite ou grande contenance, barrière, hygiénique, protecteur…

 

La diversité est mère de toutes les envies ! sur laquelle règne, aujourd’hui, le concept-réalité du « sans… » : gluten, paraben, conservateurs… et sans emballage (1).

 

Mais quel que soit le mode de consommation, l’hygiène doit être la règle absolue, aussi bien au rayon alimentaire qu’à celui de l’hygiène-beauté.

 

Attention toutefois car trop d’excès avec le « sans… » risque de générer davantage de mal que de bien. Des micro-organismes, des nano-bactéries, des intoxications, des allergies… pourraient bien faire leur (ré) apparition.

Personne ne peut contester que l’emballage a contribué à renforcer l’hygiène et la sécurité alimentaire.
Qu’il y ait eu et qu’il y ait encore des excès, ce serait stupide de le nier… Mais de vouloir faire du « sans…» une vertu, n’allons pas trop loin.

 

Pour ma part, c’est un avenir sans Emballage Digest que je prépare. Mais non sans emballage durable !

 

(1) Acheter en vrac ou opter pour le re-remplissable, il faut quand même un emballage (2) Enquête Tendances et consommation Credoc : en 20 ans, le vrac est passé de 32% (1998) à 47% (2018) dans l’acte d’achat.