N°629 - Machines&technologies - Editorial


 

 

 

Françoise Albasini, rédactrice en chef

L’Usine extraordinaire… Un événement aussi pour la filière emballage
«Les jeunes se détournent de l’industrie… On a du mal à recruter… Il faut créer un choc culturel et changer l’état d’esprit…». Ces réflexions - que l’on entend depuis quelques années, principalement du côté des PME/ETI - ont présidé à la présentation de ce qui devrait être un des évènements en novembre : une «Usine Extraordinaire» en plein cœur de Paris.

 

L’événement cible trois publics : les jeunes, les élus et les territoires pour donner une autre image de l’industrie et revitaliser les bassins d’emplois, et le grand public pour montrer une industrie en France moderne et dynamique.

 

L’usine éphémère sera installée sur 13 000 m2 sous la nef du Grand Palais, «tout un symbole d’une France moderne du XXè siècle». Elle sera organisée autour de plusieurs thématiques pour mieux comprendre l’usine d’aujourd’hui avec ses robots, ses process d’automatisation et plus encore celle connectée de demain avec le 4.0, les cobots, la fabrication additive, la maintenance prédictive, la réalité augmentée…

 

Cette opération s’inspire de l’usine éphémère que les industriels de la Vallée de l’Arve ont mis en place alors qu’ils avaient du mal à recruter. L’opération a donné de bons résultats auprès des jeunes, selon les organisateurs de «Une Usine Extraordinaire» qui verra le jour à Paris du 22 au 25 novembre 2018. D’ores et déjà des contacts ont été pris au niveau du Ministère de l’Education nationale, des inspections académiques, des rectorats. Un groupe de travail a été mis en place pour que l’opération touche le plus possible d’enseignants, de collégiens et lycéens, publics prioritaires de l’Usine Extraordinaire. Des visites pédagogiques seront animées par des étudiants d’écoles d’ingénieurs.

 

«Une Usine extraordinaire» se veut une manifestation d’intérêt général porté par les industriels pour que l’image industrielle change, a expliqué Bruno Grandjean, président de la Fondation Usine Extraordinaire.

 

L’évènement ne veut pas être un salon, mais doit être vécu comme une «expérience immersive dans la réalité industrielle d’aujourd’hui et de demain».

 

L’Usine extraordinaire sera animée autour de quatre univers «pour émerveiller les collégiens et lycéens» : Inventer avec une «Galerie de l’Evolution Technologique» ; Fabriquer accueillera une véritable usine en action (des machines et chaînes de fabrication d’où sortiront en direct des pièces d’usine) et proposera également des FabLabs ; Connecter : comment connecter les talents, les emplois et la formation ? L’espace permettra de répondre aux questions et accueillera également un forum emploi-formations ; Partager : une «Galerie Extraordinaire» viendra compléter cette étape du parcours.

 

Labellisé FrenchFab, l’événement qui est soutenu par France Industrie, est porté par la Fondation Usine Extraordinaire sous l’égide de la fondation FACE.

 

A l’heure où l’emballage voit son image écornée, les industriels du secteur pourraient saisir l’occasion pour montrer que leurs sites de fabrication sont des usines update, dans le mouvement du 4.0 et le respect de l’environnement et des valeurs sociétales.

 

Sylvie Guinard, président de Thimonnier & vice-présidente de la FIM, soutient l’Usine Extraordinaire. Sleever International va y participer. Espérons que d’autres entreprises vont s’engager et pourront être présentes dans «L’Avenue des machines», une animation qui, nous dit Olivier Dario, délégué général du Symop, «montre de façon très pédagogique, en privilégiant l’interaction entre les opérateurs industriels et le grand public, comment les machines et les lignes aujourd’hui sont une véritable porte d’entrée vers l’industrie de demain».

 

Les PME-PMI, ETI peuvent rejoindre l’Usine extraordinaire en devenant partenaire-sponsor à partir d’une somme modique «pour porter la cause de l'industrie française». Il suffit de s’inscrire sur la plateforme.