N°615 - Machines&technologies - Editorial


 

 

 

Françoise Albasini, rédactrice en chef

Faut-il taxer les robots virtuels ?
La question est si sérieuse que l’on peut s’étonner que ceux qui militent en faveur de ce «RobotAct» ne prolonge pas leur réflexion sur les robots virtuels. On peut se demander, si tout au contraire, il ne faudrait pas les salarier !

 

En effet, la réalité virtuelle commence à faire son show dans le milieu industriel, et notamment celui de l’emballage et du process (mais une réalité depuis longtemps réelle dans l’industrie aéronautique et de la défense).

 

En France, Coca-Cola, qui n’en est pas à son premier essai (le 1er date de juin 2013), a déjà permis au consommateur de plonger au cœur de son usine de Grigny grâce à une vidéo tournée à 360° pour «valoriser la production Made In France et la transparence de Coca-Cola European Partners dans ses process de production». Il l’a, à nouveau, diffusée dans le cadre du salon Virtuality (1) qui se présente comme «le premier salon entièrement dédié à la réalité virtuelle».

 

La réalité virtuelle a plusieurs vertus dont celle, peut-être, de faire revenir les jeunes dans le milieu industriel pour y retrouver, avec les lunettes type «google glass» et les manettes, un environnement qui leur est très familier. Ils y découvriront aussi le monde du robot.

 

Former avec le robot virtuel, ils en connaîtront toutes les capacités, et pourront valoriser son savoir-faire en le «connectant» au leur.

 

Dans ce contexte d’aide à la personne en formation, faut-il taxer aussi le robot virtuel ou, au contraire, le salarier comme le prof mais, lui le robot, au SMIC !

 

(1) Qui a eu lieu à Paris fin février.