N° 617 - Machines&Technologies - Actualité

 

 



L’industrie du papier/carton observe des signes encourageants
C’est avec un «optimisme prudent» que l’industrie papetière française, représentée par Copacel - Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses, regarde 2017. L’année précédente, la production a marqué une stabilité après un recul en 2015. Elle s’est établie à près de 8 millions de tonnes. Mais le chiffre d’affaires, lui, s’est contracté de plus de 2%, en raison du recul du prix de vente de la plupart des familles de papiers et cartons. Si les papiers à usages graphiques enregistrent une baisse (-3,8%), en revanche la production des papiers et cartons d’emballage continue sa progression (+1,3%), soutenue notamment par les papiers pour ondulés (PPO) destinés à la fabrication de caisses en carton (+2,2%). L’industrie papetière française qui demeure très largement exportatrice (en 2016, 53% de sa production a été exportée), a vu ses flux exports réduits toutefois de 1,8%.

L’évolution de la production française de papiers et cartons se situe dans la moyenne européenne. Cependant sur la période 2000/2016, l’écart est sensible avec, notamment, l’Allemagne dont la production a crû de 25% alors que dans le même temps, elle diminuait en France de 20%.

Les coûts de l’énergie et des fibres vierges ont eu un impact positif sur les marges, à l’inverse de l’évolution des cours des papiers et cartons à recycler-PCR. Copacel estime que «l’augmentation continue des cours des PCR, observée en 2015 sur une large partie de l’année et qui s’est poursuivie en 2016 ainsi qu’en début 2017, est préoccupante».

En dépit de nombreuses incertitudes, les perspectives économiques 2017 portent à un certain optimisme en matière d’activité papetière, note Copacel. La poursuite du développement du commerce en ligne, l’engouement pour le sac papier, les attentes croissantes en matière d’hygiène et de santé, sont autant de facteurs favorables à un accroissement de l’usage des papiers et cartons. «Cette dynamique de consommation dépendra de décisions internes à l’industrie papetière européenne, notamment en matière de prévention ou résorption de surcapacités. La faculté qu’aura l’industrie papetière française à répondre à cette demande sera aussi pour partie conditionnée par les politiques économiques et industrielles qui seront mises en œuvre en France sous l’impulsion du nouvel exécutif et des députés fraîchement élus» a conclu Copacel en présentant son bilan 2016.
Le syndicat professionnel qui représente les entreprises françaises productrices de pâtes, papiers et cartons, rassemble 75 entreprises (employant près de 12 500 personnes) totalisant un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros.