N° 636 - Machines&Technologies - Actualité

 

 





Recyclage papier et carton en Europe : 85,8%
A l’échelle des 28 pays de l’UE, le taux de recyclage (1) des emballages de papier et carton affichait 85,8% en 2016, soit le taux le plus élevé jamais atteint, selon les études, et le taux le plus élevé parmi l’ensemble des matériaux d’emballage visés par l’étude (2).
Les emballages en métal et en verre arrivent aux deuxième et troisième rangs, avec des taux de recyclage de 78,3% et 74,1%, respectivement. «Notre étude de consommation (3) appuie ces statistiques; les consommateurs confirment que le carton et le carton plat sont non seulement les matériaux d’emballage les plus recyclables, mais également les plus respectueux de l’environnement» a souligné Tony Hitchin, directeur général de Pro Carton - Association européenne des fabricants de cartonnages et de cartons plats, à la lumière de ces chiffres.
Cette nouvelle découle des résultats d’une récente étude menée par l’université allemande Technische Universität Darmstadt, selon laquelle le carton peut être recyclé jusqu’à 25 fois.

 

(1) Le terme «taux de recyclage», à la fin du paragraphe 6 de la directive 94/62/EC, signifie la quantité totale de déchets d'emballage, divisée par la quantité totale de déchets d'emballage produits (2) L'étude a examiné le verre, le plastique, le papier et le carton, le métal, le bois et d'autres types de matériaux d'emballage (3) Étude indépendante menée par Coleman Parkes, auprès de 7 000 consommateurs européens.

 

 

Recyclabilité des plastiques : urgence à aller plus vite
“Nous sommes aujourd’hui à un tournant. Nos métiers connaissent un bouleversement d'ordre économique et règlementaire. Les modèles évoluent de façon très sensible et l’urgence écologique nous impose de passer à un modèle dédié à la réduction de l’impact environnemental. Cette dynamique impose à notre branche de rester opérationnelle et constante dans ses choix. Ce travail peut être effectué grâce à la compétence et au professionnalisme des administrateurs et des permanents de la fédération. Je souhaite que mon nouveau mandat nous permette de pérenniser notre image de professionnels et d’industriels du recyclage et d’agrandir notre sphère d’influence.
Notre mission durant ces trois prochaines années sera donc de poursuivre le dialogue constructif que nous avons noué avec les pouvoirs publics et les autres acteurs de l’économie circulaire en apportant toujours plus de pertinence aux travaux engagés avec eux et de continuer plus que jamais les actions initiées en faveur de la promotion d’une industrie innovante, créatrice d’emplois non délocalisables et à faible impact environnemental. Ensemble, faisons des déchets la ressource de demain». Ce propos de Jean-Philippe Carpentier, président de Federec-Fédération des Entreprises du Recyclage, a bien raisonné au cours de sa Nocturne #10 que la fédération a organisé fin mars, sur le thème de «La recyclabilité des plastiques».
Les témoignages de Sébastien Petithuguenin, vice-président de SRP, de Joséphine Copigneaux, responsable marketing de Werner&Mertz, et de M. Madec, directeur du développement durable de la Fédération de la Plasturgie ont souligné la nécessité pour l’ensemble de la filière - des chimistes aux recycleurs en passant par les industriels utilisateurs d’emballage - de travailler ensemble pour faire « du plastique recyclé un matériau du futur ».
«Avant le PET, il y a eu le PVC. Il ne faut pas que l’exigence de recyclabilité soit un frein à l’innovation, a souligné M. Madec. De nouvelles matières encore plus vertueuses que le PET vont apparaître et apparaissent déjà. Dans ce contexte avec la progression des matières recyclées, alors qu’aujourd’hui les cahiers des charges ne considèrent que les matières vierges, il est nécessaire de les retravailler pour que ces recyclés soient pris en charge».

Aujourd’hui, moins de 10% de matières premières recyclés de plastique sont sur le marché. Il va falloir que la Plasturgie se consolide pour faire émerger des ETI, selon le directeur du développement durable, face à la nécessaire accélération pour obtenir les volumes indispensables afin d’atteindre les objectifs fixés tant sur le plan national qu’européen. Selon le vice-président de SRP, il va même falloir faire «de très très gros efforts».