N° 628 - Machines&Technologies - Alimentaire/Dossier


 

 

La cobotique relance l'intérêt pour les robots
Contrairement aux ''gros'' robots, les robots collaboratifs (ou cobots) sont généralement bien accueillis par les opérateurs, dont ils améliorent les conditions de travail. La cobotique peut ainsi préparer l'arrivée de robots industriels plus rapides et plus productifs dans les usines.

 

Les robots collaboratifs sont «très tendance». Une mode qui réjouit et en même temps fait sourire Philippe Charles, responsable produits robotique chez ABB France : «le concept n'a rien de neuf puisque les visiteurs du salon Industrie 2008 avaient déjà pu voir à l’œuvre un robot ABB capable de collaborer avec l'humain. Simplement, il a fallu quelques années pour que les applications de collaboration se développent et pour convaincre les utilisateurs que les cobots pourraient accroître la flexibilité des ateliers et aussi prendre en charge sans complexité certaines des tâches les plus rébarbatives dans les usines. D'abord dans l'industrie mécanique et plus récemment dans l'agroalimentaire». S'il ne convient pas à toutes les situations, insiste ce spécialiste, le cobot a, en tout cas, le mérite de séduire les opérateurs, et par conséquent de «dédramatiser» l'arrivée de la robotique sur des lignes qui restent en l'occurrence «manuelles» pour les tâches à haute valeur ajoutée, complexes à automatiser, ou encore le contrôle qualité.

 

Selon Philippe Charles, il convient toutefois de bien distinguer deux types de robots collaboratifs. D'une part, les robots industriels classiques équipés des dispositifs et fonctions de sécurité (scanners paramétrables par zones, barrières de sécurité, logiciels, etc.) nécessaires pour rendre la présence de travailleurs possible dans leur zone d'action, comme cela avait été fait pour le démonstrateur présenté à Industrie 2008. D'autre part, les robots «intrinsèquement sûrs», comme l'IRB 14000 d'ABB à deux bras (appelé YuMi) ou sa nouvelle version mono-bras IRB 14050, qui s’arrêtent automatiquement en cas de contact avec un opérateur. Relativement peu nombreux sur le marché, ces derniers font généralement appel à un auto-apprentissage des trajectoires (par déplacement des préhenseurs à la main sans passage par la «case» programmation avec un langage). Ils se caractérisent aussi par des vitesses limitées et de faibles capacités de charge (2 x 500 grammes pour l'IRB 14000).

 

 

 

 

Cobots offer simplicity and flexibility in food applications
- The ABB IRB 14000 collaborative robot can be programmed by simply guiding the arms and wrists to the required positions. Security aspects are managed with SafeMove2 software.
- Arpitec's CoboConcept is a plug-and-play cobotic system consisting of mobile and modular boxes.
- Thanks to their fully hygienic design, Stäubli's HE robotic arms eliminate the risk of bacterial contamination.
- The Yaskawa GP7 and GP8 robots offer payloads of 7 and 8 kg respectively. FGG versions use food grade grease that allows these robots to be used in food-related applications.

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°628 - Mai 2018