N° 634 - Machines&Technologies - Parfumerie&cosmétique /dossier

 

 

Le remplissage de tubes à la recherche d’un second souffle
Basées sur une technologie mécanique, les machines qui servent à introduire un contenu de type crème, gel, shampoing ou dentifrice sont peu source d’innovations, à l’exception de la question de la fermeture. Le parc est ancien, mais durable.

 

“Il y a 10 ans, se vendait un grand nombre de machines de remplissage de tubes. Aujourd’hui, le marché a sensiblement baissé» ne peut que constater Gérard Vasini, président de Sogeva, distributeur français de machines pour l’emballage dans le moyen de gamme, en particulier des remplisseuses-boucheuses de tubes pour des produits semi-liquides et pâteux de marques Axomatic (Designation Optima 780, 800, 900, 1400) ou Comas (RTS4/6, FC7-300). «C’est un marché qui est à saturation et ne doit pas représenter dans l’Hexagone plus de 20 unités neuves achetées par an… et il existe plein de machine d’occasion disponibles. Même si une grande partie du parc a été renouvelée il y a quinze ans avec la technologie brushless, il reste des machines qui ont 30 ans et sont toujours opérationnelles, même si elles travaillent à 50 tubes/minute». Pour le dirigeant de cette PME située à Avon, les raisons de cette situation sont connues : «une machine remplisseuse de tubes possède un fonctionnement mécanique, elle est très simple d’utilisation et de fabrication et facile à réparer. Elle ne se prête pas à des innovations numériques de type 4.0 sur le contrôle, la maintenance prédictive, les économies d’énergie… Pour que les choses changent, il faudrait une nouvelle technologie, une nouvelle demande venant des clients. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas». Valeria Pontorno, "sales area manager" dans le domaine cosmétique du fabricant de machines italienne IMA et de sa division dédiée, Comadis, est sur la même ligne : «sur le volet précis du remplissage de tubes, il n’y a pas d’innovations. C’est une partie qui est connue». L’entreprise italienne Marchesini, qui sert des clients moyen-haut de gamme dans la filière avec ces remplisseuse Colibri (80 tubes/minutes) et Millennium Series (100 à 320 tubes/mn), fait là encore un constat proche : «il est vrai que le business en France n’est pas énorme sur le remplissage de tubes, car le parc opérationnel de remplisseuse de tube est constitué de machines à la base très mécaniques, et donc avec des gammes de maintenance préventive simple permettant d’augmenter la longévité de ce type d’équipement. Pour une machine achetée il y a une vingtaine d’années en France, le raisonnement n’est pas de la remplacer, même si elle est amortie depuis 7 à 8 ans, mais de continuer avec une bonne maintenance» indique Hervé Videau, "area manager" de la filiale française du fabricant transalpin.

 

 

 

Filling tubes in search of a second breath
Based on mechanical technology, the machines used to introduce a container as cream, gel, shampoo or toothpaste, are very little innovations, with the exception of the question of closure. The park of devices is very old but sustainable.

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°634 - Décembre 2018/Jnavier 2019