N° 619 - Machines&Technologies - Pharmacie/Dossier

 

 

Les blistéreuses rentrent dans l’usine 4.0
La fabrication des blisters n'échappe pas à la digitalisation des services. En témoignent l'arrivée des lunettes 3 D pour la maintenance, l'apparition du commissionnement virtuel ou encore le développement des applications pour smartphones dédiées au suivi des paramètres machines.

 

“La plupart de nos développements techniques sont axés sur l'industrie 4.0, autrement dit l'usine digitale» pose Gilles Ganter, responsable commercial de Koch Pac-Systemepour les pays francophones. Ce constructeur de machines blister, bien connu pour sa gamme medplus dans la pharmacie et le medical, vient de lancer un nouvel ensemble de prestations et de dispositifs numériques baptisé K 4.0. «Parmi ceux-ci, il y a des lunettes de maintenance qui, lorsqu'elles sont chaussées par un opérateur dans une usine, permettent à nos spécialistes basés en Allemagne de voir eux aussi en 3 D la machine afin de fournir en temps réel et à moindre coût les conseils les plus adaptés». Ces opérations à distance ne concernent pas seulement le dépannage ou l'entretien. «Nous pouvons effectuer des mises au point virtuelles, c'est-à-dire faire tourner le programme d'une machine en cours de construction sur un modèle numérique pour observer ce qui fonctionne ou pas, et par conséquent régler les problèmes avant qu'ils ne deviennent réels».
Avec le concours d'un bureau de design, Koch Pac-Systeme a par ailleurs repensé ses interfaces homme-machine (IHM). Non seulement l'écran tactile passe de 18 à 21 pouces, mais il contribue à rentrer plus profondément et plus intuitivement dans le fonctionnement de l'équipement, jusqu'à ses différents organes et capteurs. Une smart application personnalisable permet également d'obtenir sur un smartphone ou une tablette des informations en temps réel (état de fonctionnement, consommation électrique, cadence, etc.) sur n'importe quelle machine. «En plus, nous avons prévu la possibilité d'imprimer sur chaque blister un code 2D qui renvoie à des informations sur les produits qui sortent de la machine et sur leurs conditions de fabrication».
Contrairement aux machines utilisées pour la mise sous blister des comprimés et des gélules, qui rivalisent en général sur le plan des cadences, les modèles medplus de Koch se distinguent, quant à eux, par les formats réalisables. «Comme nous allons jusqu'à 300x500 mm, voire plus, et que nous ciblons les dispositifs médicaux, il n'est pas question de 250 coups/minute, mais plutôt de 20 ou 30 coups/minute au maximum» précise Gilles Ganter. La gamme s'étend des machines semi-automatiques KDT jusqu'aux lignes de blistérisation automatisées KBS-KF, en passant par les équipement intermédiaires KBS-PO. «En ce qui concerne les matériaux, nos machines sont compatibles avec le PET et le PVC, mais nous sommes bien sûr capables de travailler le polypropylène, ou encore l'aluminium, le Tyvek et le polyuréthane s'agissant des opercules et des films de couverture. Nous développons d'ailleurs fortement notre activité de conception de blisters, en partant des besoins des clients».

 

 

New services for the digitalization of blister machines
- The K 4.0 service from Koch Pac-Systeme (picture) offers digital 3D glasses for worldwide real-time maintenance support, a new smart application with direct access to machine parameters, and virtual commissioning of lines.
- Rohrer has developed a special machine with in-line sterilization process for the new frangible multi-chamber Formpack blister.
- Integra 520 V, the fastest robotized blister line produced by Marchesini, combines two machines : a thermoformer (520 blisters/min.) and a cartoner (500 cartons/min.).

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°619 - Juin 2017