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N° 648 - Machines&Technologies - Matériaux/Show room


 

 

Des pigments naturels inspirés de recettes traditionnelles Maya
Lavollée et Urai, deux distributeurs d’ingrédients de spécialité respectivement en France et en Italie, annoncent l’acquisition du fournisseur Pigm’Azur, spécialisé dans le développement et la production de pigments naturels, issus de terre, minéraux ou de plantes, basés sur une technologie innovante et développée en association avec l’Université de Nice et Mine ParisTech. Inspirée d’un savoir-faire Maya, elle trouve des applications variées : cosmétique, plastique, caoutchouc, détergence, etc. et se positionne comme une alternative aux pigments synthétiques. A partir d’une dizaine de pigments de base, selon la quantité utilisée, la température et le temps de chauffe, Pigm’Azur peut ainsi créer à façon un large éventail de teintes, à partir d’une machine spécialement conçue à cet effet et au process breveté. «Cette technologie suscite particulièrement l’intérêt des transformateurs du secteur de l’emballage, de par sa naturalité et la pureté des ingrédients utilisés. Nous sommes actuellement dans la phase de tests. Les premiers résultats sont positifs : en plus d’être aptes au contact alimentaire et très stables, ces pigments offrent une bonne résistance thermique, grâce au fait qu’ils soient encapsulés dans une base argileuse. Un critère important qui permet de les inclure dans la transformation de polymères plastiques, qu’ils soient d’origine fossile ou naturelle et biosourcée», explique Nicolas Volle, ancien co-fondateur et dirigeant de Pigm’Azur et désormais chef de projet spécialisé dans les pigments chez Lavollée. Ces pigments écologiques offrent également une bonne résistance UV lors des tests de vieillissement accéléré. «Ces premières études de formulation ont également mis en évidence le caractère transparent de ces pigments. Il faudra donc chercher des solutions pour apporter un rendu opacifiant autres que le dioxyde de titane dans les emballages le nécessitant», précise le représentant de Lavollée.

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°648 - Mai 2020