N° 636 - Machines&Technologies - Matériaux/Show room


 

 

Des encres pour faciliter le recyclage
Le fabricant d’encres et vernis d’imprimerie Siegwerk participe à trois des sept axes de travail globaux mis en place pour atteindre les objectifs définis par Ceflex dont les guidelines pour une économie circulaire ; les marchés finaux durables. Il contribue à l’élaboration de directives de conception pour les emballages flexibles dans une économie circulaire et à l’influence des encres et des couches imprimées sur la capacité de tri automatique des emballages souples à l’étape de collecte et sur les qualités des recyclés issus du recyclage mécanique, y compris l’extrusion. En collaboration avec d’autres intervenants, le fabricant étudie le comportement des encres et des couches imprimées pendant le processus de recyclage (désencrage), afin d'améliorer la qualité des produits recyclés. Siegwerk mène également des recherches sur l’influence de l’encre dans le cadre du recyclage de produits chimiques, dans lesquels des polymères sont extraits de flux de déchets post-consommation préalablement triés.

 

Des encres compostables, à l’eau et à faible migration
Siegwerk propose des séries d’encres compostables conformément à la norme DIN EN 13432. Ainsi que des encres d'origine biologique, comme la nouvelle gamme d'encres à base d'eau UniBio, avec une part de matières premières à base de ressources renouvelables. La série d’encres, Sicura Litho NutriEco est présentée comme la première gamme au monde d’encres UV à faible migration pour les applications cosmétiques et alimentaires. Elle a reçu le statut Gold dans le cadre de la “Cradle to Cradle® Material Health Certification” délivré par Environmental Protection Encouragement Agency (EPEA). Ce qui veut dire que «ces encres sont sans danger pour les processus de recyclage et s'intègrent dans l'approche d'économie circulaire» indique Siegwerk.
Compostable ink. Siegwerk strong commitment within the Ceflex network is once again demonstrating its leading role in terms of sustainability and product safety. Sustainability means progress for the company who has a wealth of experience with inks for paper & board applications and the corresponding need for ultimate deinkability of inks to support paper recycling, said the management. The company offers ink series that are compostable according to DIN EN 13432. Siegwerk also makes every effort to further develop bio-based inks - like the newly- developed water-based ink range UniBio - with an increased share of raw materials based on renewable resources. With its ink series Sicura Litho NutriEco Siegwerk also markets the world’s first low migration UV ink range for cosmetics and food applications that has been awarded Gold status of the “Cradle to Cradle® Material Health Certification” by the Environmental Protection Encouragement Agency (EPEA). This means, that these inks are safe for recycling processes and therefore fit well into the circular economy approach. These are just a few examples of Siegwerk’s extensive activities to further shape the future of packaging through innovative and sustainable ink solutions.

 

 

 

Du polyester recyclé pour des emballages alimentaires

Advanced circular recycling is an innovative technology leveraging methanolysis to take plastic waste back to its building blocks. Waste polyesters are depolymerized using heat, pressure and methanol to give monomers called dimethyl terephthalate (DMT), ethylene glycol (EG) and other specialty monomers. These monomers can then be reintroduced as recycled polyester raw materials to make new polyesters, delivering a true circular solution.

Alors qu’il développe aux Etats-Unis à l’échelle laboratoire une technologie de recyclage circulaire des déchets de polyester non recyclables par les méthodes mécaniques actuelles, le chimiste Eastman réalise actuellement une étude de faisabilité technique sur la conception et la construction d'une usine de méthanolyse à l’échelle commerciale en vue de répondre à la demande de ses clients. Bien que la présence du chimiste soit plus forte aux Etats-Unis, c’est la valeur ajoutée des polyesters recyclés qui guidera probablement l’implantation du site. En Europe, le chimiste est présent en Finlande, en Estonie, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
Le procédé de la méthanolyse décompose les produits à base de polyester dans leurs blocs de base polymères, même les déchets de mauvaise qualité. Ces derniers peuvent être réintroduits dans la production de nouveaux polymères à base de polyester pour être utilisés dans toutes sortes de secteurs, notamment dans des applications où le produit est en contact avec des aliments.

Eastman a amorcé des discussions préliminaires avec des partenaires potentiels de l’ensemble de la chaîne de valeur pour en envisager la réalisation. L'objectif visé est de parvenir à l’exploitation à pleine échelle d’un centre de recyclage circulaire de haute technologie dans un délai de 24 à 36 mois. Le chimiste, qui déclare plus de 30 ans d’expertise dans ce procédé de recyclage, estime posséder les compétences pour produire cette solution à l’échelle industrielle.

Eastman est en discussion avec la Fondation Ellen Mac Arthur et participe au projet Plastic Leak project.

 

 

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°636 - Mars 2019