N° 619 - Machines&Technologies - Matériaux/Show room


 

 

La solution pour éliminer tout risque de contamination par le plastique dans l’industrie alimentaire : le “proche infrarouge”
Le rappel d’un produit pour cause de contamination est l’une des pires situations auxquelles peut être confronté un dirigeant de l’industrie alimentaire, aussi bien en termes de coût qu’en termes de gestion de la réputation, explique Stefaan D’hoore, directeur du développement commercial pour l’Europe du Nord chez Sun Chemical. Les entreprises sont habituellement peu enclines à en dévoiler le montant total, mais le coût du rappel d’un produit par une entreprise mondiale, prenant en compte le processus de rappel, les ventes perdues, les produits au rebut et les éventuels litiges, peut facilement s’élever à des millions d’euros, dit-il.  
Même si les raisons n’en sont pas clairement établies, le nombre de contaminations en Europe s’accroît. Les données du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’UE concernant les contaminations par des corps étrangers spécifiquement (métal, verre, plastique) indiquent que le nombre de notifications de corps étrangers a augmenté depuis 2014. 135 notifications ont été émises en 2016, 22 % de plus qu’en 2015 (110 notifications). Le plus grand nombre d’entre elles concernait une contamination par du plastique, fait observer le directeur du développement commercial. Cette augmentation peut s’expliquer par le fait que les plastiques sont plus difficiles à détecter que d’autres matériaux dans la ligne de fabrication. Les contaminants à densité élevée (métal, pierre et verre) peuvent être identifiés par des détecteurs de métaux ou des systèmes à rayons X, mais ils sont incapables de détecter les contaminants à faible densité, tels que le plastique et le caoutchouc.
La solution aux problèmes des contaminants à faible densité est donc ardemment recherchée depuis longtemps, remarque S. D’hoore. «Un partenariat entre DIC et Mitsui Kinzoku Instrumentations Technology pourrait bientôt apporter la solution tant attendue au problème des contaminants plastiques» annonce-t-il. Ces deux entreprises sont en train de développer un nouveau système basé sur la technologie proche infrarouge, combinant des composés fluorescents dans le proche infrarouge et un dispositif détectant cette plage lumineuse. 
Des teintures contenant lesdits composés sont d’abord incorporées aux composants plastiques de l’équipement utilisé dans la ligne de transformation alimentaire, ainsi qu’aux vêtements des opérateurs et à leur équipement de protection. La quantité de teinture dans les composants étant minime, les propriétés mécaniques de ces composants ne sont ni affectées ni affaiblies d’aucune manière. Si un fragment de plastique se détache d’un composant, d’un vêtement ou d’un équipement de protection traité, et tombe accidentellement sur ou dans un produit alimentaire au fil de la chaîne de transformation, le capteur du système détecte la lumière proche infrarouge transmise par ce fragment de plastique lorsqu’il passe à sa portée, et déclenche l’arrêt de la ligne ou le retrait du paquet contaminé, détaille S. D’hoore.
 
Pour ses qualités de sécurité et de facilité de pénétration dans la matière, le proche infrarouge est déjà utilisé dans les systèmes d’inspection par spectroscopie des produits alimentaires finis, qui détectent la lumière transmise dans la zone proche infrarouge. En conséquence, le potentiel de cette technologie pour les applications de détection des contaminants dans les produits alimentaires est considéré comme élevé. Utilisé en association avec les dispositifs existants de détection de métaux et à rayons X, ce nouveau système réduira considérablement le risque de contamination et contribuera à une meilleure sécurité alimentaire et à une plus grande tranquillité d’esprit pour les consommateurs et les producteurs, conclut le directeur.

 

 

Comment dynamiser une impression flexo en encre à l'eau
Pour imprimer des emballages plus écologiques, les encres à base d'eau sont souvent présentées comme la solution verte. S’il s'agit d'un produit relativement respectueux de l’environnement, quand il s’agit d’impression sur  films et matières plastiques, l’eau génère toutefois quelques problèmes, avertit Apex. À moins que l'on imprime sur des substrats à pouvoir absorbant élevé, les encres à base d'eau requièrent un séchage important. En outre, ajoute la société «l’eau présente une tension de surface élevée, ce qui est un avantage pour imprimer des points de trame parfaits, mais un inconvénient pour des aplats, en créant jaspage et pinholing, ce qui signifie que pour «mouiller» des surfaces plastiques, la tension de surface doit être considérablement réduite afin d'obtenir un bon niveau de qualité d'impression et un fil d’encre correct. On ajoute pour se faire un surfactant ou un solvant dont la quantité est en fonction du substrat, du type de presse et de la vitesse d’impression, et peut varier de 2 à 20%». D’autres problèmes peuvent apparaître, ajoute la société. Ce qui lui fait dire que l’on ne peut pas passer d'une encre à base de solvant à une encre à base d'eau du jour au lendemain, en raison des capacités de transfert différentes. «Cela implique bien souvent une modification des cylindres anilox, car une structure alvéolaire moins profonde et plus ouverte est requise pour imprimer avec des encres à base d’eau». Apex International a mené plusieurs études avec différents fabricants d’encre et machines qui apportent des solutions pour résoudre plusieurs points critiques.

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°619 - Juin 2017