N° 651 - Packaging - Actualité

 

 

Un plan de relance pour la filière parfumerie-cosmétique
Faisant écho au salon e-Cosmetic 360 qui s’est tenu pour la première fois dans un format virtuel les 12 et 13 octobre dernier (110 exposants, 21 800 interactions), la Cosmetic Valley a réuni les acteurs de la filière cosmétique/parfumerie lors de ses Etats Généraux le jeudi 15 octobre à Paris. Un rendez-vous qui se voulait l’aboutissement de plusieurs mois d’échanges entre les industriels, le pôle de compétitivité et la FEBEA pour envisager collectivement une reprise efficace et durable du secteur, chamboulé comme l’ensemble de l’économie française et mondiale par la pandémie à la COVID-19. A l’issue de ce travail de consultation et de co-construction mené depuis le 1e juin dernier, un plan de 30 mesures phares ont été annoncées pour consolider un plan de relance économique national. Parmi elles, le packaging n’est pas en reste. La filière préconise de déployer plus largement la méthodologie SPICE (Sustainable Packaging Initiative for Cosmetics), lancée par L’Oréal et Quantis en 2018, pour favoriser l’éco-conception et l’évaluation environnementale des emballages cosmétiques avec la mise à disposition du nouvel outil SPICE TOOL.

 

Autre priorité : contribuer à atteindre l’objectif gouvernemental de 100% d’emballages plastiques recyclables en 2025 par la modification des emballages et l’incorporation de plastique recyclé. Pour ce faire, il est nécessaire de développer une approche de validation de la qualité des plastiques recyclés destinés aux emballages cosmétiques ; définir une liste positive de matière plastique utilisable pour le recyclage par l’industrie et qui ne soit pas en concurrence avec d’autres filières comme l’alimentaire pour garantir les approvisionnements ; établir un référentiel sur le recyclage des emballages plastique en cosmétique en France qui sera ensuite déployé dans toute l’Europe ; développer la recyclabilité de ces emballages via une adaptation de l’outil industriel français. La méthodologie proposée pour atteindre ces objectifs d’incorporation appelle des financements estimés à 200 000 euros. Des investissements additionnels, à hauteur de 5 millions d’euros, seront ensuite nécessaires pour valider la qualité des lots de matières recyclées à incorporer (estimé à 5 millions d’euros). À terme, la modification des process de fabrication devrait nécessiter 20 millions d’euros sur 5 ans.