N° 621 - Packaging - Actualité

 


 


Cartonnage : second souffle et modernisation
En juin dernier, les différents acteurs du secteur papier-carton qui se sont réunis pour les 6ème rencontres du cartonnage, ont établi un bilan économique du marché, mais surtout évalué l’avenir du secteur, de ses problématiques et capacités.

 

Cette année, le secteur du cartonnage se trouve dans un contexte propice à l’investissement et retrouve de la croissance. Après avoir fait preuve de résilience depuis la crise, il semble même trouver un second souffle. Grâce à un environnement porteur et à un positionnement produit adapté (notamment vers le haut de gamme), «la croissance de l’activité a dépassé les 2,5% en 2016. Les marges résistent et l’investissement au sein du secteur est reparti, et a même doublé entre 2012 et 2015» a expliqué Laurent Marty, directeur associé de Xerfi, un éditeur d’études économiques sectorielles.

 

«Mais il doit, malgré tout, faire face aux fortes pressions sur les prix» a-t-il poursuivi. Pour que le secteur réagisse au mieux aux changements et à ces problématiques, Xerfi a dressé une stratégie en trois points à adopter par les acteurs du secteur. D’abord, l’optimisation des coûts de production, qui passe par les économies d’échelles Synergies, l’amélioration de la productivité grâce à un personnel plus flexible notamment, ainsi que la modernisation des équipements. Le deuxième point concerne la différenciation, en développant des emballages ultra-techniques, écologiques, connectés ou à destination des marchés spécifiques. Le dernier élément de cette stratégie concerne l’enrichissement de l’offre de services, qui représente un potentiel important de cette croissance, selon Xerfi. En effet, la part des services dans le CA des fabricants de cartonnage s’élevait à 9.3% en 2015 contre 5,6% en 2011.

 

Si le cartonnage est sur une pente ascendante, il doit, comme tous les autres secteurs, faire face à un défi de masse : s’adapter à un monde qui évolue à grande vitesse à travers internet. Par exemple, le e-commerce qui pourrait représenter 150 Md d’euros en France en 2025, indique Xerfi. Il est devenu un puissant vecteur de croissance avec +12% du CA de la vente en ligne aux particuliers en France en 2016, et 900 millions d’envois de colis en France. Pour s’adapter à ces changements, Laurent Marty propose de s’inspirer de nouveaux business modèles qui fonctionnent avec des offres gratuites (un service client en plus, par exemple), des abonnements de fidélisation pour les clients qui effectuent des achats récurrents, ou encore un bouquet de services pour une solution globale d’accompagnement de projet…