N° 633 - Packaging - Actualité

 

 

 

 

Economie circulaire et emballages plastiques : l’étude annuelle d’Elipso
Elipso présente une nouvelle étude dont l’objectif est de quantifier l’engagement de l’industrie des emballages plastique dans l’économie circulaire. Près de 60% de ses adhérents ont répondu à l’enquête, représentant plus d’1,2 million de tonnes d’emballages plastique produits, soit plus de la moitié des emballages plastique mis sur le marché français.
L’étude a enregisré une augmentation de 10% de réponses par rapport à l’année dernière.

 

Dès l’année prochaine, selon l’enquête, l’utilisation de matières biosourcées devrait doubler - soit 40 000 tonnes -, et 100 000 tonnes de plastique recyclé supplémentaire devraient être incorporées dans les emballages, faisant passer en moyenne le taux d’incorporation de 12% à 16%. D’ici 2025, avec les engagements volontaires d’incorporation présentés en juillet dernier, 188 000 tonnes de matières recyclées additionnels devraient être incorporées dans les emballages.

Après la Feuille de Route Economie Circulaire (FREC), la loi Egalim, les études et reportages sur la pollution plastique, il devient plus que nécessaire pour l’industrie plastique de communiquer sur les avancées et engagements pris pour une économie plus durable. Dans ce contexte tendu, la nouvelle étude de l’association professionnelle des entreprises d’emballages plastique Elipso sur l’économie circulaire, un an après la première, apporte un éclairage particulier sur tous les emballages (rigides, souples, bouchons…) de tous les marchés d’application confondus.

 

Les adhérents ont répondu à un questionnaire de 30 items. Pour 80% des répondants, le CA à court terme n’a pas été impacté par la dégradation de l’image des plastiques. Cependant, 65% craignent que celui-ci chute ces prochains mois. Le prix, la sécurité alimentaire et la performance technique restent les trois critères d’achat prioritaires de leur client.

 

98% des professionnels assurent vouloir intensifier leurs actions en faveur d’une économie plus circulaire, avec des efforts de R&D pour accroître l’utilisation de matière recyclées et/ou biosourcées, et le développement d’activités ou de partenariats pour développer un recyclage de qualité. Dans ce contexte, les trois critères environnementaux devenus incontournables sont la recyclabilité (97%), le contenu en matière recyclée (87%) et l’allègement des emballages (87%).

 

En 2017, sur les 2,2 millions de tonnes d’emballages plastiques mises sur le marché français chaque année, seulement 12% étaient d’origine recyclée et 2% d’origine biosourcée. L’année prochaine, l’utilisation de matière première recyclée ou biosourcée devrait progresser de manière significative (encadré ci-dessus). Toujours selon l’étude, la demande d’incorporation de matières recyclées est forte, mais la possibilité d’en utiliser rencontre des freins (normes, qualité alimentaire, machinabilité…). La moitié des répondants ont utilisé des matières recyclées, principalement du rPET pour la fabrication d’emballages alimentaires (bouteilles et barquettes), ainsi que du rPEHD et du rPEbd pour des emballages non alimentaires (flacons, fûts, IBC, films).

 

«Pour gagner le challenge de l’économie circulaire, trois principes doivent être assurés» explique Serge Vassal, vice-président d’Elipso. «La disponibilité de la résine recyclée, sa qualité et sa traçabilité, et son coût compétitif». Pour ce faire, un comité de suivi devrait être mis en place pour suivre les engagements volontaires pris pas les industriels, indique Elipso.