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N° 638 - Packaging - Alimentaire/Dossier

 

 

 

Emballages souples : proposer du recyclable avec barrière
Les marques cherchent aujourd’hui des solutions d’emballages flexibles à la fois plus écologiques et assurant la protection du produit. Les fournisseurs développent des films mono-matériau (polyoléfine, PP) avec barrière, et explorent d’autres territoires - comme le biosourcé, le recyclé. Des pistes efficaces si elles sont accompagnées des bonnes filières de tri.

 

Pour limiter les emballages tout en offrant une protection élevée, les fournisseurs ont la possibilité de combiner des matériaux. «Cela permet certes de réduire les épaisseurs, mais en associant différentes matières, le film est alors considéré comme non recyclable. Or, depuis un an et demi, le marché tend vers plus de recyclabilité. Et être recyclable, c’est souvent être mono-matière. La définition d’un mono-matériau n’est pas encore figée, nous essayons donc de développer des films rentrant dans le cadre - avec la contrainte d’obtenir les mêmes performances que celles des matériaux classiques», analyse Antoine Cassel, directeur R&D Sud Europe du groupe Wipak.

 

La société propose, entre autres, des films flexibles 100% polyoléfine, mélange de PE et PP vierges. Une marque suédoise a, par exemple, choisi de remplacer ses sachets à fond semi-rigide par un sachet refermable à base de film polyoléfine. Résultat : une économie de 30 tonnes de plastique par an. «Nous avons également mis sur le marché une gamme de films en mono-PP vierge - baptisée BIAXOP XX XPP - pour fabriquer des emballages flexibles en extrusion. Son atout : il s’utilise dans les mêmes conditions qu’un film avec un scellant PE. En effet, le PP nécessite une température de scellage plus importante, alors que ce n’est pas le cas avec ce film : grâce à une formulation spécifique, il se comporte au scellage comme un PE. Pour la barrière, on intègre un EVOH, considéré comme non perturbateur s’il est présent en petite quantité. Il répond ainsi à différents marchés : produits frais, secs, humides… Et il est recyclable dans la filière PP, quand il y en a une», détaille Antoine Cassel.
«Toutes ces gammes de films sont plus techniques, plus compliquées… et donc plus chères. Mais nous notons une grande attente du marché. Beaucoup de tests sont réalisés par les clients, et ils sont souvent positifs», ajoute-t-il. Wipak étudie par ailleurs d’autres axes, comme les matières bio-sourcées, biodégradables, ou encore l’utilisation de matériaux recyclés.
«Dans l’industrie de l’emballage alimentaire souple - on parle alors de films d’épaisseur allant de 30 à 250 microns - il n’existe pas encore de filière de recyclage permettant l’utilisation de résines recyclées dans ce même secteur. Nous devons donc utiliser des résines d’origine fossile ou renouvelable», remarque Yann Le Gall, directeur commercial de Bemis France et Italie.

 

 

 

 

 

 

Flexible packaging: supplying recyclable pack with barrier effect
Brands are looking for flexible packaging solutions that can be more ecological while ensuring food protection. Suppliers, such as Wipak, Südpack or Bemis (picture), are developing monomaterial films (polyolefin, PP) with barrier effects. Some are also exploring biopolymers, with or without barriers according to the material, as well as paper and plastic films (Bemis). In the meantime, researches are studying the use of recycled plastics in food flexible packaging. In any case, these solutions can only be effective if relevant sorted schemes are available.

 

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°638 - Mai 2019