N° 650 - Packaging - Alimentaire/Dossier

 

 

 

 

Les emballages souples basculent sur le mono-matériau
Les sachets de type stand up et les gourdes évoluent massivement vers des solutions en mono-matériau. Chez les fournisseurs et les clients, cela implique de revoir et d’adapter certains process.

 

Le fabricant français de films barrière Leygatech, dont 80% des produits se destinent à l’industrie alimentaire, opte pour les mono-matériaux. L’entreprise privilégie une fabrication en extrusion-soufflage et en PE souple – car une filière de tri existe en France. L’une de ses gammes de films est un complexe en OPE (PE orienté) et PE, pouvant notamment répondre à des besoins pour des emballages de type sachets stand-up. «Ce film 100% PE accepte bien les déformations, les soudures, tout en étant rigide selon l’épaisseur choisie. Le PE présente une barrière à la vapeur d’eau, aux graisses. Si l’on souhaite une barrière à l’oxygène, on peut ajouter de l’EVOH. La quantité est alors si faible que l’EVOH reste miscible dans le PE. Cela dépend des applications et des DLU donnés par les clients. Les barrières aux gaz ne sont pas systématiques», souligne Thierry Bonnefoy, dirigeant de Leygatech, membre de l’association Clean Sweep à l’origine du programme international Opération Clean Sweep® (OCS). Ce dernier a pour but d’éviter la perte de granulés plastiques lors de leur manipulation par les différents acteurs de la filière plastique et leur dissémination dans l’environnement aquatique.

 

En termes de solutions recyclables, Schur Flexibles se concentre aussi sur les «mono-films» (en PE ou PP)ou les films mélangeant PE et PP – une même famille de plastique. Le groupe fabrique des sachets stand-up à partir de films précédemment transformés dans ses autres sites. «Nous conseillons nos clients en fonction de leur pays, car les filières de tri sont différentes d’un pays à l’autre. Chacune de ces solutions a ses avantages et inconvénients. Le PE est plus facile à recycler mais a une fenêtre de process assez étroite, nous devons donc former les clients sur leurs machines. Un sachet stand-up en 100% PE signifie que nous devons trouver une solution pour sceller chaque film PE correctement. En effet lors du scellage, les couches internes de PE doivent être chauffées pour ramollir et fondre, afin d’être scellées par pression. Mais lorsque la couche externe est aussi composée de PE, il faut faire attention à ce qu’elle ne fonde pas car elle adhèrerait aux barres de soudure. Une solution est d’utiliser un film PE orienté pour la couche externe du sachet : en effet, en étirant le film, le PE se modifie et sa résistance à la température aussi», explique Dr. Martin Berlekamp, responsable du développement durable pour Schur Flexibles. Un mélange de films polyoléfines (PE et PP) est plus facile à sceller et donc à processer. Pour les barrières destinées aux films plastique, diverses options sont disponibles selon les besoins : «une barrière d’EVOH à hauteur de 5% n’empêche pas la recyclabilité. Nous pouvons aussi proposer du PVOH, soluble dans l’eau, de l’oxyde de silicone (SiOx) ou de l’oxyde d’aluminium (AIOx), appliqués en très fine couche, ou bien encore une très fine couche de métallisation», décrit-il.

 

 

 

 

 

Flexible packaging are shifting to mono-material
Stand-up sachets or pouches are massively evolving towards mono-material solutions, made of PP, PE – or, more rarely, paper. For packaging suppliers and their customers, this implies to adapt some production process. Most suppliers choose PE and/or PP for mono-material films (Leygatech, Schur Flexibles, Gualapack). Some also offer paper pouches (Schur Flexibles).

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°650 - Août/Septembre 2020