N° 617 - Packaging - Focus

 

 

La souplesse de l’impression numérique répond au time to market
Présent dans l’emballage souple, Uni Packaging a été l’un des premiers groupes français à avoir investi dans le digital, assure-t-il. En 2012, il achète sa première machine, une HP 6 600. En 2014, il achète une nouvelle presse HP,
une 20 000. L’année suivante, l’entreprise acquiert une troisième presse, une seconde HP 20 000. Les deux dernières en grande laize sont installées dans son usine vendéenne à Fontenay-le-Comte qui a ouvert récemment ses portes à la presse.

 

Pour Franck Caresmel, un des dirigeants d’Uni Packaging, l’impression numérique est un «outil qui permet de pénétrer différents marchés, notamment celui du flexible». Il ajoute : «avant, lorsque le volume de certaines commandes n’était pas assez important, nous n’imprimions pas. Le digital permet d’être multiple, d’avoir des références qui se complètent». En effet, les nouvelles presses HP permettent d’imprimer en petite série, contrairement à la flexo. «Numérique et flexographie sont deux technologies complémentaires. Ce qui permet au site de Fontenay de proposer une solution globale» ajoute notre interlocuteur. Si une marque veut lancer des projets à moindre coût, elle optera pour le numérique et si le projet se développe avec de plus grandes quantités, elle passera à la flexographie.
Le site assure une impression numérique en haute définition, jusqu’à sept couleurs, sur toute une gamme de supports. Le procédé flexo imprime lui, par exemple, 250 m/min, ce qui correspond à une impression de masse.
Chez Uni Packaging, l’impression numérique sur flexible est devenue un nom de marque, Le Digiflex. Avec cette marque, le groupe revendique aujourd’hui une position de leader européen, avec 35% de part de marché.
La presse digitale imprime une gamme de supports dans des épaisseurs de 12 µ à 450 µ, en sept couleurs (blanc, quadri, orange et violet…), jusqu’à 97% de la gamme Pantone, mais la quadri est utilisée dans 80% des cas. Le blanc doit être sur un calque à part. «L’impression numérique permet d’obtenir une résolution graphique haute définition - trame LPI 175» explique F. Caresmel. La résistance des encres est assurée jusqu’à 140 degrés.

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°617 - Avril 2017