N° 618 - Packaging - Focus

 

 

FLACONNAGE ET DÉCORATION DU VERRE
Pochet du Courval modernise et automatise ses équipements
Son objectif : “l’excellence industrielle pour être le meilleur fournisseur packaging au niveau mondial de son secteur” : la parfumerie cosmétique haut de gamme. Et pour l’atteindre, le groupe Pochet s’en donne les moyens. Avec son programme Ambition 2023, il a dessiné ce qu’il sera à cette date, ô combien symbolique puisqu’il fêtera ses 400 ans (1).

 

Dans le cadre d’Ambition 2023, c’est un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur la période 2015-2018, que le groupe Pochet a engagé pour la transformation de ses équipements afin de «gagner en compétitivité et assurer une croissance profitable».
Parmi les premiers sites à en bénéficier : Guimerville. Situé à quelques kilomètres du site historique du Courval (1), il constitue en France avec ceux de Beaugency et de Gamaches, l’entité Pochet du Couval. La verrerie, qui rassemble la plus grosse activité (2) du groupe - le flaconnage et la décoration du verre -, a reçu plusieurs millions d’euros pour sa modernisation. L’investissement touche à la fois la partie fabrication «bout chaud» et la partie parachèvement.
Côté fabrication des flacons pour la parfumerie et des pots pour la cosmétique haut de gamme, 15 M€ ont été consacrés à la modernisation «state of art» du four 4 qui a aussi permis une réduction de 45% de sa consommation énergétique. Bien que chauffé à 1600°C, la maîtrise du process verrier permet de moduler la température entre 2 et 4% en fonction de la complexité du flacon et de son poids, avec une précision de l’ordre de 0,2/0,3 gr pour certaines pièces.
L’usine, qui fonctionne 7/7 et 24/24, possède 4 fours dont 3 en activité avec 17 lignes dont 15 en fonctionnement. Guimerville produit 280 millions de pièces par an, en verre extra-blanc à partir de silice pur qui provient à 70% de carrières de la région. «Un verre d’une brillance et d’une pureté exceptionnelles conjugué à une parfaite qualité d’exécution signature de Pochet du Courval» estime Michel Carpentier, directeur usine Guimerville-production verre chaud. Ce verre peut être aussi coloré.
Avec l’objectif de gagner en compétitivité, le site a investi également dans de nombreuses machines de vision. Aujourd’hui chaque ligne en compte au moins une, certaines deux. Soit un total de 35 à 40 machines installées. Dans l’hypothèse de deux machines, chaque flacon est contrôlé sur 24 zones (12 points d’observation par caméra). Outre cette vision par capteur, un contrôle manuel est également assuré à la sortie de chaque ligne du bout chaud. Ce qui fait dire à M. Carpentier que «chaque flacon est contrôlé individuellement». Avec ce niveau qualité très élevé, le taux de rebut avoisine les 30%, assure Pochet du Courval-PCO. Des rebuts recyclés en calcin, tout comme ceux qui proviennent des deux autres sites qui décorent le verre. Au total, c’est entre 25/35% de calcin qui est réintroduit dans les fours de Guimerville.

 

(1) Verreries du Courval créées en 1623 - (2) 200 M€ de CA en 2016 (les 4 sites de Pochet du Courval inclus celui du Brésil) - le CA groupe : 500 M€.

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°618 - Mai 2017