N° 615 - Packaging - Focus

 

 

Malengé Packaging va proposer des emballages souples barrières ET recyclables
Si la protection du produit est un critère majeur que l'on demande à un emballage barrière, aujourd'hui le marché demande aussi qu'il soit recyclable. Un objectif auquel Malengé Packaging veut répondre. Le partenariat qu'il vient de nouer avec le CTP-Centre Technique du Papier va dans ce sens.

 

Si l’emballage n’a pas attendu la COP 21 pour réduire son impact sur l’environnement, l’évènement, lui, a boosté la conscience verte des marques de produits de grande consommation. Une démarche environnementale qu’illustre tout particulièrement les produits bio. Un marché que connaît bien la société Malengé Packaging qui produit des emballages souples, notamment pour les transformateurs de produits agro-alimentaires et les fournisseurs de produits cosmétiques qui représentent respectivement 80% et 20% de sa clientèle. «Ils veulent que leurs emballages véhiculent la même image «verte» que les produits bio qu’ils vendent. Cohérents dans leur démarche, ils sont très demandeurs d'emballage 100% recyclables, tout en exigeant qu’ils maintiennent la même qualité de protection que leur assurent les solutions barrières traditionnelles mais qui posent problème au stade du recyclage» explique Stefan Kirstetter, le pdg. C’est précisément pour offrir à ses clients du bio, mais pas seulement, des emballages souples barrières 100% recyclables que la société, située près de Lille, a créé avec le CTP-Centre Technique du Papier, un laboratoire de recherche commun, baptisé Lap3P.
S’appuyant sur la maîtrise de l’impression offset acquise à l’époque où la société était une imprimerie de labeur, c’est début des années 2000 que Malengé a opéré sa reconversion dans l’emballage souple.
«L’offset rotatif permet de travailler plus facilement sur des films complexes, ce qui nous donne les moyens de proposer aux clients un grand nombre de matières différentes correspondant à leurs besoins. Notre force c'est notre expertise dans la diversité de notre offre en termes de supports, et sa complexité».
La société, qui a standardisé ses bobines de films, se fournit auprès des grands producteurs européens qui lui livrent des supports répondant à différents types de barrière (à la lumière, à la vapeur d’eau, aux graisses…).Tous ses films en stock, soit une trentaine de références, sont aptes au contact alimentaire à faible migration. Mais la société propose également des films à migration globale et peut aussi répondre à des demandes de migration spécifique. Dans ce dernier cas, les tests sont à la charge du client. L’entreprise assure ainsi pouvoir satisfaire toutes les demandes dans les meilleurs délais. «La standardisation de nos films nous permet de fractionner les volumes et les livraisons. TPE, nous parlons le même langage que nos clients qui sont, pour bon nombre, également des TPE» souligne S. Kirstetter.

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°615 - Février 2017