N° 623 - Packaging - Focus

 

 

DS Smith crée une Business Unit dédiée au secteur de la pharmacie
Afin que sa présence dans le secteur pharmaceutique ne soit pas occasionnelle, le fournisseur d’emballage en carton ondulé, compact et en plastique, DS Smith, a créé en 2013 une Business Unit dédiée à ce marché. A sa tête, Emmanuel Pascart. Pendant un an, il a conduit pour le groupe une étude auprès des laboratoires, des répartiteurs, des “génériqueurs”, des hôpitaux, des fournisseurs de “medical devices” pour identifier les besoins de ce vaste marché, mais aussi les forces et les faiblesses au niveau de la supply-chain. Aujourd’hui, la Business Unit est opérationnelle. Elle compte quatre personnes à la direction et trois commerciaux.

 

ED : Quel est le rôle de la Pharmaceutical Business Unit ?
Emmanuel Pascart :
Notre mission est de créer une véritable offre pharmaceutique et médicale au sein du groupe. Le secteur pharmaceutique est un secteur en croissance, qui évolue beaucoup, avec une demande de plus en plus importante d’optimisation de la logistique et des achats tout en préservant un niveau de qualité élevé.

 

A l’issue de notre audit, le diagnostic a été le suivant : nous avions devant nous plusieurs marchés, chacun avec ses spécificités. Sur celui du médicament, vous avez plusieurs circuits à appréhender : celui de l’OTC, de l’éthique, du générique, mais aussi les biotechnologies. Dans le médical, les équipements médicaux sont des produits complexes et les besoins sont différents. Ce sont des produits qui nécessitent souvent des solutions multi-packaging. Chacun de ces marchés répond aussi à des réglementations distinctes.

 

Après avoir évalué ces attentes, et en nous appuyant sur les nombreuses compéténces , savoir-faire, domaines d’expertises du groupe DS Smith liés à nos différentes activités, nous concentrons notre offre sur les emballages secondaires et tertiaires ainsi que sur les machines de fin de ligne (encaisseuse, fermeuse).

 

Ainsi, au-delà des produits spécifiques (température dirigés, matière dangereuses, multi-matériaux, étuis…) nous évoluons depuis longtemps dans la «supply-chain», et nous sommes aussi en mesure d’offrir des services, une méthode, des ressources expertes sur ce marché, et d’accompagner le client dans ce management de cette complexité, dans l’optimisation des flux. C’est sur cette offre globale que la Business Unit se positionne.

 

Le secteur pharmaceutique est très exigeant. Quelle est votre stratégie pour devenir un acteur reconnu sur ce marché ?
Nous nous positionnons clairement comme un «packaging strategist» dans l’univers médical et pharmaceutique, et nous intervenons, comme je l’ai précisé, tout au long de la «supply-chain». Nos piliers et domaines d’interventions sont le management de la complexité (stratégie achat, réduction des références), la qualité et l’hygiène, l’optimisation, la recherche d’efficience (kaban, VMI, lean, «compliance», «packaging engineering»), la valorisation de la marque et l’approche environnementale et durable.
Nous nous apercevons que les acteurs de ce secteur souhaitent de plus en plus globaliser leurs besoins et cherchent des pistes d’optimisation dans l’intégralité de leur «supply-chain». Même si les usines restent décisionnaires car concentrant des domaines d’expertises, il n’en demeure pas moins que leur présence mondiale implique de globaliser leurs achats dans une optique d’optimisation des coûts. Par exemple, des équipes en central sont créées dans ce contexte.


 

Extrait de l'article paru dans ED/N°624 - Décembre 2017/Janvier 2018