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N° 643 - Packaging - Focus



 



Allégations environnementales : le CNE fait le point
Si la prise de conscience écologique de la société est louable, elle créé au quotidien un terrain de dérives fréquemment observées chez les marques de grande consommation quant aux allégations utilisées, pour informer et promouvoir leurs consommateurs des vertus environnementales de leurs emballages. L’occasion pour le CNE de réunir, le mois dernier dans une salle comble à Paris, la crème des industriels de l’agroalimentaire, de la cosmétique et de la pharmacie pour prôner les bonnes pratiques en la matière.

 

En introduction de cette conférence matinée CNE Pack Focus, Michel Fontaine et Bruno Siri, respectivement président et délégué général du CNE (Comité National de l’Emballage) ont rappelé les différents outils et actions déployés par le Comité pour informer et accompagner les industriels dans l’élaboration d’allégations environnementales adaptées et justes. A cet effet, un guide rédactionnel réalisé en partenariat avec l’ADEME et l’ARPP a été mis à jour en 2018, incluant le cas des allégations cosmétiques vegan. Moins connu de la profession, le CNE intègre depuis 2013 un comité d’experts «allégations environnementales». «Il a pour rôle de conseiller les marques mais aussi de donner des avis et de rédiger des courriers aux contrevenants dans le cas d’allégations non conformes», explique Bruno Siri.
A noter enfin qu’une mise à jour du guide des allégations environnementales du CNC (Conseil National de la Consommation), réalisé en 2011 par le Ministère de l’écologie, devrait avoir lieu sous peu. Le CNE devrait d’ailleurs se rapprocher du groupe de travail en charge de la nouvelle version pour un partage d’expérience plus efficace.

 

Pour Stéphane Martin, directeur général de l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité), les dérives sont dues «à des problèmes de sémantique et de promesses disproportionnées, sans arrière-pensée et souvent le fait de start-up ou de jeunes PME. Il est parfois difficile de trouver le bon équilibre pour communiquer sur une réelle avancée écologique, sans tomber dans les dérives du greenwashing». Pour accompagner l’évolution du marché dans un contexte «d’urgence climatique», une version 3 de la recommandation Développement durable de l’ARRP devrait être publiée d’ici la fin 2019, pour faire suite à l’avis rendu du CPP (Comité Paritaire de la Publicité) en septembre dernier.

 

 

 

 

 



 

Extrait de l'article paru dans ED/N°643 - Novembre 2019