cosmoprof
   
N° 644 - Packaging - Focus



 



Plats cuisinés : Fleury Michon s’oriente vers la barquette en bois
Depuis 40 ans cette année, l’usine de Mouilleron-Saint-Germain en Vendée (85) est dédiée à la production de plats cuisinés individuels (PCI) du leader de ce marché : Fleury Michon. Le site nous ouvre ses portes pour découvrir les nouveautés inhérentes au lancement de sa nouvelle gamme : les gratins barquettes bois.

 

Depuis le 1er octobre dernier, le géant de l’agroalimentaire Fleury Michon propose avec sa nouvelle gamme de gratins, des plats cuisinés «comme à la maison». Pas moins de 80 cuisiniers s’attèlent à leur préparation au sein de l’équipe production de l’usine de Mouilleron-Saint-Germain. «Une cuisine à échelle industrielle dont l’objectif est d’aider nos consommateurs à manger mieux, chaque jour», explique Jean-Michel Lerat, directeur du site. Mais la particularité réside dans une innovation de taille : ces nouveaux plats gratinés sont présentés dans des barquettes en bois. Un packaging qui se veut plus responsable pour l’industriel.

 

Le bois, un choix assumé
Avec 24,8% de parts de marché (source : IRI WorldWide), le leader des PCI (Plats Cuisinés Individuels) en France a choisi de s’orienter sur une solution en bois de peupliers certifié PEFC (fournisseur : groupe Lacroix Emballages, Jura), permettant au groupe de réduire de 80% le taux de plastique nécessaire à la production des contenants de plats cuisinés, soit l’équivalent de 50 tonnes de plastiques économisés en 2020. «Dans un secteur encore trop dépendant du plastique, nous innovons en proposant une alternative à la fois écologique, esthétique, et appétente en linéaires pour le consommateur», déclare David Garbous, Directeur stratégie et innovation chez Fleury Michon. Avec un bémol encore de taille, que regrette l’industriel : «il est important de souligner l’absence totale de filière de recyclage des emballages en bois, et cela constitue à mon sens un véritable frein à la conception de solutions plus vertueuses», déplore David Garbous. En effet, avec cette nouvelle barquette bois, Fleury Michon paie une plus forte écocontribution à Citeo (25% plus chère) que lorsque l’entreprise utilisait du plastique de type PVC par exemple, quand bien même celui-ci n’était pas forcément recyclable… Pourtant, le directeur de l’usine assure qu’un bilan carbone a été réalisé, et celui-ci s’avère être plus satisfaisant que les solutions plastiques utilisées auparavant, même quand la fin de vie demeure, à l’heure actuelle, compliquée.

 

 

 



 

Extrait de l'article paru dans ED/N°644 - Décembre 2019/Janvier 2020