N° 634 - Packaging - Focus



 



Le couple produit/ emballage géré en mode hackathonien
A la lumière du titre de l’éditorial-Parole à… de Serge German, directeur de l’Esepac-Ecole Supérieure Européenne de Packaging, «Moins il y a d’emballage, plus il faut de compétences pour le réaliser», publié dans le numéro de septembre 2018 d’Emballage Digest, il nous est apparu intéressant de revenir sur le hackathon qui a animé le salon Cosmetic360 de 2018. En effet, il illustre le bien-fondé de réunir les équipes marketing et emballage autour d’une même table et en même temps.

 

En écrivant dans son éditorial-Parole à… (ED sept.) «les entreprises vont devoir miser massivement sur les fonctions «packaging», car elles deviennent un levier important pour positionner leurs produits sur les critères d’achat «coût, service rendu, environnement», Serge German, directeur de l’Esepac-Ecole Supérieure Européenne de Packaging décrit ce qui devrait être la norme, lorsqu’on parle nouveau produit. A savoir fédérer autour d’une même table, réelle ou virtuelle (les visio-conférences sont aujourd’hui performantes !), toutes les équipes en charge du projet commun. L’économie circulaire ne commence pas à la gestion des déchets mais à la naissance du produit. Il évolue dans un éco-système où toutes les parties prenantes ont voix au chapitre… en même temps.

 

Dans ce contexte, le hackathon Maker 2018 (1) qui s’est déroulé en octobre dernier durant le salon Cosmetic360 a montré l’intérêt de mixer les équipes dès la conception du produit, d’autant que le «cahier des charges» du couple produit/emballage qui était assigné aux équipes était dense : concevoir un parfum, un maquillage ou un soin doté d’un packaging durable inspiré par la nature… et prenant en compte toutes ses fonctionnalités : manipulation du produit et de l’emballage, son acte d’ouverture et de consommation. La découverte pouvait impliquer l'emballage secondaire révélant la gamme (emballage primaire) contenue à l'intérieur. Le couple produit/emballage devait être ancré dans les pratiques de développement durable, par le choix des matériaux utilisés (emballages), du processus de production, du transport, et de sa valorisation après usage : recyclé et/ou recharge. Il devait également utiliser un minimum d'énergie et produire un minimum de déchets, tout en les optimisant pour leur environnement et en les rendant recyclables. Les «hackathoniens» avaient à leur disposition l’impression 3D pour produire leur projet.

 

(1) Soutenu par le groupe LVMH avec le concours de quatre de ses Maisons - Parfums Christian Dior, Guerlain, Kenzo Parfums, Sephora - dont les é́quipes ont assuré l’accompagnement et le coaching. Avec le concours de Dassault Systèmes et CATIA, le logiciel de conception 3D de la société ID3P, membre de la Cosmetic Valley, qui a réalisé le prototypage rapide des projets en 3D. ID3P et SL Diffusion avaient installé une imprimante MJP 2500 de 3D systè̀mes fonctionnant par sté́réolithographie.

 

 

 

 



 

Extrait de l'article paru dans ED/N°634 - Décembre 2018/Janvier 2019