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N° 648 - Packaging - Focus



 



Le groupe Verpack change d’actionnariat et passe à l’offensive
Le groupe, spécialisé dans la fabrication d’étuis et de coffrets en carton haut de gamme pour l’industrie de la cosmétique/parfumerie de luxe, ouvre son capital à Crédit Mutuel Equity à hauteur de 25% pour accélérer son développement. Verpack entérine ainsi une phase de transition managériale et actionnariale engagée il y a quatre ans. Si la famille Viers reste l’actionnaire majoritaire unique, Verpack profitera de l’appui de ses nouveaux partenaires financiers externes, en étroite collaboration avec son staff dirigeant, pour mener à bien son nouveau positionnement. Entretien avec Stéphane Viers, le nouveau président du directoire du groupe et de la holding créée pour l’occasion.

 

Que va permettre ce changement d’actionnariat pour le groupe Verpack ?
L’histoire de Verpack s’est construite essentiellement par acquisitions successives avec le rachat de Cartonnages Guillaume (Ile de France) en 2000, CLP Packaging (Bourgogne) auprès du groupe américain Chesapeake en 2006 et de Korus Packaging (Bordeaux) en 2013. Cette opération parachève ainsi le mouvement que le groupe avait engagé il y a quatre ans, pour se doter d’une marque commune et conduire ses différentes usines à uniformiser leurs process. Le groupe va pouvoir procéder à la dynamisation de ses ressources autour de directions stratégiques telles que les ressources humaines, les achats, le commercial et bien sûr la RSE. Cette nouvelle organisation vise une meilleure synergie groupe et une gestion optimisée de la relation client.

 

L’arrivée de notre partenaire Crédit Mutuel Equity va, par ailleurs, donner un coup d’accélérateur à notre déploiement européen et au développement de nos activités. Nous avons une notoriété reconnue dans le domaine des coffrets et étuis premium pour l’industrie de la parfumerie/cosmétique. Forts de cette légitimité, nous souhaitons déve-lopper de nouveaux secteurs où la saisonnalité des produits et l’aspect promotionnel sont moins marqués qu’en beauté et pour lesquels les codes du luxe sont au final assez proches (vins et spiritueux, chocolatiers…).
En résumé, cette opération marque une nouvelle ère pour notre groupe, celle d’une croissance dynamisée. C’est le moment, pour nous, de pousser nos expertises et de mutualiser nos ressources au service d’une fabrication française bienvenue chez nos clients. En cela, l’éthique, la qualité, la sécurité et bien sûr l’environnement seront plus que jamais des valeurs clefs.

 

Comment va s’orienter à l’avenir votre stratégie de croissance externe ?
Si des acquisitions devaient se faire, elles resteront pour l’instant dans un périmètre national, pour privilégier le «Made in France». Et elles se concentreront sur des activités où nous sommes déjà présents, mais pour lesquelles nous devons nous renforcer, comme en logistique et en conditionnement. Le but étant à terme d’offrir un service clé en main à nos clients et tendre vers du full-service. Nous venons d’ailleurs d’investir un nouveau bâtiment de 8000 m² sur le site de Migennes en Bourgogne pour développer le conditionnement en ligne et y réaliser des prestations à façon. Le site est déjà opérationnel à cet effet.

 

 

 



 

Extrait de l'article paru dans ED/N°648 - Mai 2020