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N° 641 - Packaging - Parfumerie&cosmétique/Dossier

 

 

 

Des étuis écologiquement sobres
Marques et fournisseurs se sont engagés dans une réflexion de fond sur l’impact environnemental des emballages beauté. Sur l’étui, cela se traduit par le choix de décorations chics mais sobres, l’apparition de nouveaux papiers recyclés, et d’autres pistes encore.

 

Selon Gilles Poncato, directeur commercial et marketing du groupe Autajon, «le nouveau luxe, c’est la propreté, la naturalité. Aujourd’hui, il est préférable d’éviter le gaspillage de matière, l’utilisation de ressource non-biodégradable ou non-recyclable, ou les emballages surdimensionnés. Il y a une vraie prise de conscience chez les fabricants et leurs clients : on n’est plus dans du «greenwashing» qui se voit – cela pourrait d’ailleurs être préjudiciable aux marques – mais dans une réflexion de fond. Nous regardons la chaîne dans son ensemble : d’où proviennent les matériaux, dans quelles conditions sont-ils produits, quelle sera leur destination finale après usage, etc». Une orientation observée à la fois sur le marché du luxe et de la grande distribution, «encore plus confronté au bon usage des matières. Le mass-market vend en volume et se trouve donc d’autant plus concerné par le devenir des produits après usage. En outre, il est accessible aux jeunes générations, très conscientes des enjeux environnementaux», ajoute-t-il.

 

Décoration : du bon sens et de la mesure
Les marques reviennent à des décorations d’aspect simple. «Elles cherchent du décor, du beau tout en restant modéré : cela se traduit par de petites touches de dorure à plat ou de sérigraphie. Par ailleurs, l’une des façons de sortir du film métallisé – et de rendre l’étui luxueux sans ajout de matière – est de donner de la structure au carton par embossage. Notre division étiquettes pour les vins nous a beaucoup appris sur ces techniques», remarque Gilles Poncato. Les fabricants de vernis, de colles, d’encres végétalisent autant que possible ces produits. Bruno Lefebvre, directeur commercial du groupe Verpack, constate notamment un retour aux encres traditionnelles, à base d’huiles végétales. «Par confort, de nombreux fournisseurs et marques optaient pour des encres UV, fabriquées avec des huiles minérales issues de la pétrochimie, plus simples à sécher. Or, on s’aperçoit qu’il est possible d’utiliser les encres traditionnelles pour l’impression d’étuis pliants en cartons couchés ou non couchés, sans vernis brillant et peu chargés en encre. Cela nécessite simplement de remanier le process et de refaire des bons à tirer pour ajuster les couleurs. L’utilisation de ces encres est par exemple bien adaptée aux emballages de produits cosmétiques ou de parapharmacie, avec peu d’aplats. Par contre, si l’impression nécessite une forte densité d’encre en aplat, elles montrent leur limite. Lorsque les encres UV s’imposent, on peut alors proposer des alternatives biosourcées, contenant 75% d’huiles végétales», indique-t-il.

 

 

 

 

 

 

 

Plain and ecological folding boxes
Bands and suppliers are joining in real actions regarding the environmental impact of beauty packaging. For folding boxes, trends are evolving towards plain decoration, with for instance the use of vegetal inks (Autajon, Verpack), new recycled papers (MPO) or alternative solutions, such as acetate instead of polyester films (Verpack). Suppliers are also reducing the use of plastic (Autajon, MPO). The life cycle of folding boxes is taken into account in different aspects.

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°641 - Septembre 2019