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N° 643 - Packaging - Parfumerie&cosmétique/Tendances

 

 

 

 

La Glass Vallée à l’honneur au salon Cosmetic 360°
Lévénement cosmétique dédié à l’innovation, organisé par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, les 16 et 17 octobre derniers au Carrousel du Louvre, a laissé une large place à l’emballage, avec cette année, un espace dédié au matériau verre. La Glass Vallée a pu ainsi mettre en avant le savoir-faire de ses 70 adhérents, de la verrerie aux activités périphériques que sont le décor, la fabrication de moules, le conditionnement à façon ou le contrôle. «Nous ressentons une vraie transition de la part de l’industrie cosmétique, qui s’oriente vers des pots en verre allégé et recyclé, privilégiant ainsi un flux local et court, mais aussi des décorations de plus en plus propres», commente Valérie Tellier, présidente de Glass Vallée. Présents sur cet espace, ValFi – holding regroupant Val Laquage, Inserdeco et Piochel – a pu partager son actualité marquée par son engagement éco-responsable : le groupe a ainsi équipé l’un de ses sites d’une nouvelle ligne de laquage plus écologique, avec des modes de cuisson moins énergivores, tout en automatisant son procédé de métallisation sous vide, pour un investissement total de 3 M€ en 2019. Au sein du pôle mondial du flaconnage de luxe de la vallée de la Bresle, les savoir-faire se croisent et se complètent. Alors que Waltersperger, l’une des dernières verreries semi-automatiques en France pour petites et moyennes séries, collections éphémères et factices en parfumerie, mettait en avant «son savoir-faire quasi artisanal du flaconnage, qui lui a valu d’être nommé Entreprise du Patrimoine Vivant», selon sa présidente Valérie Tourres, la filière prospecte de nouvelles technologies, à l’instar de la fabrication additive plastique et métal développée par MMB depuis plusieurs années pour créer de nouvelles formes et textures inédites ou encore alléger certaines pièces. «Même si aujourd’hui elle reste chère d’accès, la fabrication additive métallique aura également sa place dans la conception des moules et outils d’usinage dans un avenir proche», déclare convaincu Stéphane Franconville, directeur de Somobresle. Dernier métier mis en avant sur le salon Cosmetic 360 : le contrôle qualité, qui à l’heure du «zéro défaut», prend des allures stratégiques. «Les plus grands noms de la cosmétique et du parfum nous envoient du verre nu ou des produits finis pour un contrôle visuel par nos opératrices. Une étape qui permet de repérer des anomalies, parfois difficilement détectables par des machines. L’enjeu est d’autant plus important dans l’industrie du luxe, où l’image de marque prévaut, et où aucun défaut ne peut être accepté», explique Antony Langlais, gérant de CDM, filiale du groupe Langlais.

 

 

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°643 - Novembre 2019