N° 619 - Packaging - Para&pharmacie/Dossier

 

 

 

Etiquettes : la nouvelle protection des médicaments
En février dernier, les douanes françaises ont intercepté une cargaison de 2,4 millions de médicaments falsifiés dans des caisses étiquetées ‘Thé de Chine’. Afin de combattre ce fléau, d'ici 2020, plus de 90% des médicaments prescrits dans le monde devront être sérialisés. L’enjeu pour les laboratoires pharmaceutiques et les producteurs d’étiquettes et d’emballages est de se mettre en conformité dans les délais impartis. Aujourd’hui, les étiquettes doivent être associées aux dispositifs de sécurité pour faire barrière à la contrefaçon.

 

“La directive 2016/161 de l’Union Européenne qui fixe les modalités des dispositifs de sécurité figurant sur l'emballage des médicaments à usage humain entrera en vigueur en février 2019. D’ici là, tous les fabricants de produits pharmaceutiques devront se mettre en règle» explique Benjamin Rist-manager Produits de la société allemande August Fallerdont le marché de l’emballage pour soins médicaux est la cible centrale. Il s’agit d’une obligation pour les industriels européens et pour toute entreprise pharmaceutique exportant vers l’Europe, d’identifier les boîtes de médicaments grâce à un code Datamatrix et de les doter d’un dispositif de fermeture inviolable. «La vérification de ces deux dispositifs de sécurité est nécessaire pour garantir l’authenticité d’un médicament dans un système de vérification de bout en bout de la chaîne d’approvisionnement» explique B. Rist. «Cela permet à tous les acteurs de la chaîne de distribution de vérifier l’intégrité du dispositif anti-effraction et de déterminer si l’emballage a été ouvert ou a subi une altération après avoir quitté les installations du fabricant». Certains pensent que le délai d’entrée en vigueur de la directive est trop court et que l’industrie pharmaceutique ne sera pas au rendez-vous. Peu probable, d’après B. Rist. «Nous sommes déjà prêts et nos clients n’ont pas le choix s’ils veulent vendre en Europe. D’ici le 9 février 2019, ils doivent se mettre en conformité, sinon…. Spécifiquement, il faudra pour chaque emballage ou étiquette un système d’inviolabilité et un «identificateur unique» qui permettra à tout intervenant dans la chaîne de distribution, et notamment les grossistes et les pharmaciens, de vérifier que tout emballage secondaire n’a pas été ouvert et que le produit qu’il contient est authentique. C’est ce que l’on appelle un système de vérification de bout en bout.
Il est vrai que la partie «virtuelle», c’est à dire les logiciels et la maîtrise du système dans sa totalité, devient très importante, mais pas au détriment de la qualité d’impression ou de découpe, ni du bon choix du support. La France bénéficie d’un système très sécurisé, avec interdiction de vente de tout médicament en dehors des hôpitaux et pharmacies dûment homologués. Mais depuis 2013, les ventes de médicaments sans ordonnance sur internet explosent, généralement en dehors de tout système d’authentification».

 

 

 

 

Labels : new protection of pharmaceutical products
Counterfeit drugs are big business. In a move to counter this, as from 2019 each and every pharmaceutical item must carry a unique code. August Faller is a leading provider of secure pharmaceutical packaging, including tamper-evident labels. AT&T also provides secure packaging and labelling systems for pharmaceutical products, and reckons the projected regulations are not stringent enough. New products from Arjo Solutions include a special, hard-to-copy ink which proves an extra layer of protection. UPM Raflatac develops adhesives and labelstock for making tamper-evident labels. The French system of distribution makes it hard to sell counterfeit drugs. However world-wide more and more pirated drugs are being sold via the internet.

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°619 - Juin 2017