N° 650 - Packaging - Para&pharmacie/Dossier

 

 

 



Anti-contrefaçon : un arsenal au service de la sécurité
Les laboratoires pharmaceutiques disposent de tout un panel de solutions et de technologies associant l’électronique, la chimie des matériaux ou encore le numérique pour barrer la route aux contrefacteurs. Et ainsi, sauver des vies mais aussi leur chiffre d’affaires et leur image. Avec la nécessité d’adapter en permanence des solutions rapides à mettre en œuvre et sur mesure, en partenariat avec leurs fournisseurs de solutions (Weber Marking Systems, Arjo Solutions, Embelia, Cypheme, Eltronis), pour toujours garder une longueur d’avance sur la contrefaçon.

 

Le trafic des faux médicaments est estimé à 200 milliards de dollars, soit autour de 20% du marché pharmaceutique mondial. Très lucratif, il rapporterait 20 fois plus que le trafic d’héroïne, selon l’IRACM (Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments). L’essor du e-commerce et la relative impunité des trafiquants ont aggravé ce phénomène. Et en période de Covid-19 et de flux tendus, la pression n’a jamais été aussi vive au sein des états-majors des grands laboratoires pharmaceutiques. «Il n’y a pas un laboratoire qui n’ait encore mis en place de solutions de protection en interne, de mapping online de ses produits ou encore intégré des éléments de sécurité à ses médicaments», pointe Camille Diss, responsable produits digitaux de la PME française Arjo Solutions. Pour lutter contre le fléau, les principaux niveaux de sécurité visent : la sérialisation européenne, l’inviolabilité des boites et les solutions digitales d’authentification. Face aux enjeux sanitaires et économiques immenses, les exigences de traçabilité se développent partout dans le monde (Chine, Inde, Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie, Argentine, Russie, Egypte, Brésil et Etats-Unis), sans compter les opérations pilote des laboratoires dans les pays sensibles.

 

Marquage et identification
Depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne anti-contrefaçon (FMD 2011/62/UE) le 9 février 2019, chaque boîte de médicament est identifiable par un code Datamatrix comprenant un code produit ou CIP13, un numéro de lot et une date de péremption. Le numéro de série permet de suivre le médicament à l’unité, de son lieu de production à son point de dispensation. Sa lecture à l’officine ou à l’hôpital permet de garantir que le patient reçoive le bon médicament. Une autre exigence spécifique en Europe concerne l’apposition d’un système anti effraction sur les boîtes de médicaments pour garantir l’inviolabilité. Pour les laboratoires, le coût de la sérialisation serait de l’ordre de 120 et 150 millions d’euros, selon le Leem (syndicat Les Entreprises des Médicaments), pour l’adaptation des lignes. Très tôt, Weber Marking Systems est entré dans la dynamique pour équiper ses clients d’imprimantes à jet d’encre thermique capables de faire du marquage et de l’identification d’étuis à partir du Datamatrix CIP13. «Nous comptons une centaine de postes installés à ce jour en Europe», note Michel Robert, son directeur commercial. L’entreprise s’est également distinguée avec un poste d’étiquetage Tamper Evident compact, facile à intégrer (longueur 710 mm) sur les lignes existantes, fonctionnant à une cadence de production jusqu’à 400 étuis par minute. «La fabrication des étiquettes Tamper Evidentsur notre site toulousain a été validée par plusieurs laboratoires et nous en produisons chaque année plusieurs centaines de million», ajoute-t-il.

 

 

 


 

 

 

 

 

Anti-counterfeiting: a great variety of solutions for safety
Pharmaceutical companies have a whole range of solutions and technologies combining electronics, materials chemistry and even digital technology to block the road to counterfeiters. And, in the same time, save lives, their turnover and their image. With the need to constantly adapt quick and taylor-made solutions, in partnership with their solution providers (Weber Marking Systems, Arjo Solutions, Embelia, Cypheme, Eltronis), in order to stay one step ahead of counterfeiters.

 

 

Extrait de l'article paru dans ED/N°650 - Août/Septembre 2020