Texte AlternatifDans la pharmacie comme en cosmĂ©tique-parfumerie ou l’agroalimentaire, l’étuyage remplit la mĂŞme fonction : mise en forme d’un Ă©tui en carton prĂ©-pliĂ© Ă  plat, introduction du produit et fermeture de la boĂ®te. C’est pour cette raison qu’un mĂŞme modèle d’étuyeuse peut fonctionner aussi bien pour un secteur que pour un autre. «Dans la gamme UET, il n’existe pas une machine spĂ©cifique pour le marchĂ© pharmaceutique », assure Jean-François MĂ©riot, gĂ©rant d’ADMC, le distributeur hexagonal des Ă©tuyeuses verticales de l’industriel allemand Ă©ponyme. MĂŞme son de cloche pour HervĂ© Denaives, gĂ©rant du spĂ©cialiste français CMAS Packaging Systems : «nous avons trois modèles – MiniCompact, Compact V60et ServoCompact – qui peuvent toutes correspondre Ă  ce secteur». Laurent HĂ©ry, responsable commercial de Citus Kalix, mais aussi de Norden, deux fabricants d’étuyeuses spĂ©cifiquement pour les tubes et filiales du groupe suĂ©dois Coesia, apporte une nuance : «Kalix est beaucoup plus dirigĂ© vers le marchĂ© cosmĂ©tique/parfumerie que Norden, davantage adaptĂ© aux dentifrices et aux produits pharmaceutiques car ses machines sont capables d’atteindre des cadences de production plus importantes».

Généralisation de l’automatisation
Sans qu’il y ait une impossibilitĂ© d’ordre technique ou un problème de compatibilitĂ©, un ensemble de paramètres vont en effet davantage destiner une Ă©tuyeuse Ă  un secteur plutĂ´t qu’à un autre, et la cadence en fait partie. Car si la pharmacie peut ĂŞtre amenĂ©e Ă  traiter dans certains domaines davantage de petits lots, en particulier pour l’oncologie, cette industrie produit d’une manière gĂ©nĂ©rale des quantitĂ©s plus importantes que la cosmĂ©tique et surtout que la parfumerie. Au regard de cette contrainte, il est logique pour Laurent HĂ©ry que l’étuyage soit automatisĂ© : «les produits sont introduits en continu dans les Ă©tuis par des poussoirs multiples commandĂ©s par servo-moteurs. Les cadences demandĂ©es par les laboratoires – au minimum, 100 mises en Ă©tui par minutes et jusqu’à 300/400 – ne sont pas en adĂ©quation avec un fonctionnement manuel et les tubes se prĂŞtent bien Ă  l’automatisation». Jean-François MĂ©riot est dans une logique diffĂ©rente : «pour les blisters, il est difficile d’automatiser l'introduction dans l'Ă©tui sur une machine verticale. Et pour les lots de taille modeste, auxquelles les Ă©tuyeuses d’UET sont destinĂ©es avec une cadence d’environ 35 mises en Ă©tuis par minute, la main humaine est ce qu’il y a de mieux». HervĂ© Denaives se situe au milieu du guĂ© : «pour l’introduction du produit dans l’étui, nous fonctionnons en mĂ©canique, en numĂ©rique et mĂŞme en manuel, mais c’est de plus en plus rare. Le système mĂ©canique utilise des cames qui transforment des mouvements de rotation en mouvements de translation, mais ceux-ci restent toujours identiques. Avec le numĂ©rique, les mouvements peuvent ĂŞtre programmĂ©s pour ĂŞtre plus ou moins rapides. Cette flexibilitĂ© permet de gagner en cadence : en mĂ©canique, il n'est pas possible d’aller au-delĂ  de 50 mises en Ă©tui par minute, et encore moins en manuel, contre 60 en numĂ©rique pour la MiniCompact et la Compact V60 et jusqu'Ă  100 pour la ServoCompact».

Extrait de la revue n° 650 - Août/Septembre 2020. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support