Texte AlternatifLa dĂ©formation d’un film plastique sous l’effet de la chaleur pour crĂ©er un moule d’une dimension prĂ©cise afin d’y loger un produit est une technologie ancienne et donc mature. Les process de packaging mis en Ĺ“uvre dans ce cadre pour le secteur pharmaceutique ne font pas exception Ă  la règle. L’innovation est rare et il serait plus judicieux de parler d’optimisations pour rĂ©pondre aux demandes des laboratoires. La difficultĂ© Ă  recruter des opĂ©rateurs experts amène ainsi les industriels Ă  exiger des fabricants de thermoformeuses que celles-ci fonctionnent de manière de plus en plus autonome. «Nous proposons des conduites de ligne intuitives avec des changements de format rapides qui sont Ă  la portĂ©e de la plupart des opĂ©rateurs. La production n’a plus besoin de l’assistance de leur Ă©quipe maintenance», estime ainsi Eric Echardour, directeur commercial export de Mecapack. «L’opĂ©ration se fait sans outils, plus besoin de chariot pour les transporter. Les changements de format sont de plus en plus lĂ©gers», prĂ©cise le cadre du fabricant français qui propose spĂ©cifiquement pour le secteur la FS 950 Pharma(20 cp/mn pour films souples ou rigides, laize de 220 Ă  620 mm). Eric Maussion, directeur gĂ©nĂ©ral de la filiale française du fabricant allemand Illig, rappelle Ă©galement qu’un gros travail a Ă©tĂ© menĂ© au niveau des changements de format et d’outillage : «sur la dernière gĂ©nĂ©ration IC de modèles de machines automatiques de thermoformage Ă  dĂ©coupe sĂ©parĂ©e RV ou RDKP et RDK, nous avons mis en place un mode de changement d’outillage rapide (30 minutes), ne nĂ©cessitant l’intervention que d’une seule personne au lieu de deux, alors que la machine est imposante». Yannick Le Denmat, directeur commercial de l’allemand Multivac, rejoint ses collègues sur la nĂ©cessitĂ© de donner plus d’autonomie aux thermoformeuses : «auparavant, des opĂ©rateurs experts savaient tirer le maximum des machines mais il y a une perte de savoir-faire. VoilĂ  pourquoi notre dernière gamme RX, commercialisĂ©e depuis deux ans, propose des rĂ©glages d’emblĂ©e au client avec des systèmes de "soft" qui permettent d’optimiser le fonctionnement de la machine en faisant en sorte qu’un process commence alors que l’autre n’est pas fini. Cela permet de gagner de 10 Ă  15% en cadence par rapport Ă  la gamme standard».

Extrait de la revue n° 655 - Février 2021. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support