Fort de ce constat, Tool4Food met en relation les industriels de l’agroalimentaire pour échanger des services de sous-traitance, afin d’être réactifs aux aléas et innover. Le projet est d’ailleurs lauréat d’un programme d’accompagnement sur l’alimentation durable avec Suez et H7 à Lyon.

Une industrie plus collaborative, c’est possible :
Ce service est né de mes expériences en tant qu’export manager travaillant pour trois sociétés spécialistes du travail à façon (France-Hollande) dans le domaine des laits et dérivés, des produits nutritionnels et infantiles, où j’ai vu les besoins d’échange, mis en place des collaborations intelligentes et constaté des bénéfices mutuels. Un outil pour gérer des flux pourrait intéresser des secteurs connexes, comme la pharmacie (on l’a vu dans la gestion de la production des vaccins pour la Covid-19) ou la cosmétique avec lesquels il y a de nombreuses passerelles, mais l’agroalimentaire à des besoins plus récurrents de s’adapter qui sont liés au vivant.

On connaĂ®t les enjeux de l’agroalimentaire : produire mieux, davantage avec moins de ressources, des produits plus sĂ»rs, sains, abordables, respectueux de l’environnement. En parallèle, rĂ©duire le gaspillage et faire face au dĂ©fi climatique. Au quotidien, les entreprises doivent composer avec un contexte très changeant, un manque de visibilitĂ©, des crises, la saisonnalitĂ© et un renouvellement important des produits.

Le besoin d’adaptation est permanent, mais les solutions disponibles qui permettraient d’évoluer et d’innover en souplesse ne sont pas visibles. Pour cela, Tool4Food propose d’aller chercher chez d’autres industriels compĂ©tents et disponibles, les technologies, produits, expertises qui font dĂ©faut, en permettant de limiter les coĂ»ts et les risques liĂ©s Ă  l’innovation (en Europe, 90%(2) des lancements produits se soldent par un Ă©chec), de tester pour accĂ©der Ă  ses marchĂ©s : Ă©chantillons, petites sĂ©ries, pallier un surcroĂ®t ou une baisse d’activitĂ©, nouveau conditionnement, extension de gamme, etc…

Une surproduction agricole pourra trouver des solutions de transformation, conditionnement ou de stockage, et être sauvée. Lors du premier confinement, suite à l’arrêt brutal de la restauration, des technologies de pasteurisation HPP permettaient de prolonger la durée de vie de produits frais conditionnés et de les préserver.

Aujourd’hui, une première application « POC » est en ligne*, oĂą les sociĂ©tĂ©s peuvent rĂ©fĂ©rencer leurs disponibilitĂ©s ou projets, et recevoir des suggestions. C’est un premier pas pour donner une visibilitĂ© qualifiĂ©e en temps rĂ©el aux ressources pĂ©riphĂ©riques, sous utilisĂ©es… et les connecter Ă  leur vrai potentiel !

L’objectif est de garnir cette base d’offreurs de solutions rapidement pour que les porteurs de projets puissent trouver de nombreuses alternatives au plus près de leurs besoins.

Afin de rendre cet outil opérationnel, et pour multiplier les interactions, l’expérience et les retours positifs ne sont pas suffisants et nous recherchons des investisseurs, partenaires techniques en développement informatique et en agroalimentaire pour améliorer les interfaces et optimiser le moteur de recherche, transposer les usages des plateformes collaboratives grand public à l’industrie alimentaire. L’exploitation des données est clef pour détecter les compatibilités et augmenter en amont les chances de succès d’une collaboration.

Pour le déploiement, nous recherchons un partenaire ayant une activité complémentaire et une notoriété auprès des utilisateurs, comme des logisticiens qui font déjà des opérations de co-packing, et une grande entreprise multi-filière pour tester la solution en interne (Saas), et opérer des échanges.


(1) «Etude des pratiques et outils d’anticipation moyen terme» menée par CXP et VIF auprès de 104 industries agroalimentaires.
(2) Nielsen.