Texte AlternatifLa transition Ă©cologique entraĂ®ne une mĂ©tamorphose des Ă©tiquettes Ă  tous les points de vue : process, matĂ©riaux, production, etc. Il faut donc rĂ©pondre Ă  ce mouvement qui remet en cause beaucoup de choses, notamment au niveau industriel. «Les machines d’étiquetage, les techniques d’impression doivent ĂŞtre adaptĂ©es Ă  chaque matière. Nous dĂ©veloppons les process les plus Ă©conomes en Ă©nergie, en gâche notamment. Transformer nos Ă©quipements passe par de l’investissement, or tout le monde n’a pas cette prioritĂ© ni les moyens. Je pense que ces changements vont s’étaler sur une dĂ©cennie», analyse Gilles Poncato, directeur commercial du groupe Autajon.

Dans le secteur cosmétique, les étiquettes en PP blanc et transparent dominent le marché, avec «une tendance de plus en plus marquée sur les PET et les PP teintés dans la masse, dans des teintes or, argent ou noir brillant. Le toucher doux (soft touch) est également très demandé, surtout sur les marchés américains, à la fois pour une bonne protection de l’étiquette et pour son aspect peau de pêche», souligne Ahmed Mouissat, technicien des ventes pour le secteur de la cosmétique chez LithoBru.

Texte AlternatifMais de nouveaux marchĂ©s, avec des Ă©tiquettes en PP ou PET recyclĂ©s, Ă©mergent. La notion d’économie circulaire est explorĂ©e : «nous proposons des Ă©tiquettes en PP issu des huiles de retraitement des dĂ©chets de l’industrie papetière. Celles-ci sont synthĂ©tisĂ©es puis reformulĂ©es pour former une structure molĂ©culaire similaire Ă  celle d’un PP classique», explique Jean Arnaud Moreaux, directeur du site des Ă©tiquettes Haas (cosmĂ©tique et parfum), en rĂ©gion parisienne. Ce site fait partie des neuf maisons d’impression du groupe Inessens, dĂ©diĂ©es aux Ă©tiquettes (et plus rĂ©cemment aux Ă©tuis).

Texte AlternatifLes matĂ©riaux biosourcĂ©s intĂ©ressent les marques Ă©galement : «ils sont fabriquĂ©s Ă  base de matière vĂ©gĂ©tale comme le bionaphta, la bagasse de canne Ă  sucre ou des tiges de vĂ©gĂ©taux divers… c’est une alternative aux matières synthĂ©tiques», assure Gilles Poncato. Le papier revient en force, traitĂ© pour ĂŞtre hydrorĂ©sistant. «L’aspect du papier est plus naturel que celui des Ă©tiquettes classiques en PP. Il renvoie une image vintage, propre. Les composantes intrinsèques de ce type de papier, avec des agents intĂ©grĂ©s dans la masse, lui permettent de rĂ©sister aux agressions extĂ©rieures, aux corps gras, aux parfums», constate Jean Arnaud Moreaux. Ahmed Mouissat confirme : «un panel de plus en plus Ă©toffĂ© de papiers recyclĂ©s – issus du dĂ©veloppement des spiritueux et vins effervescents – est proposĂ©, en alternative aux synthĂ©tiques. Le choix des papiers devient plus variĂ© : supports structurĂ©s, grammages… Cela donne une haute valeur ajoutĂ©e Ă  l’étiquette». Les marques indĂ©pendantes tirent actuellement cette tendance au naturel.

Extrait de la revue n° 663 - Novembre 2021. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support