Texte AlternatifActuellement, le principe dominant dans le secteur est de concevoir des films d’operculage adaptés à la recyclabilité. «En ligne avec les guides Ceflex (un consortium d’entreprises, d’associations et d’organisations qui collaborent pour améliorer les performances des emballages souples dans l’économie circulaire en Europe, NDLR), les mono-matériaux sont préférés aux complexes de polymères afin de s’assurer de leur recyclabilité dans les filières existantes», souligne John Shipley, directeur des divisions Australie et Europe de KM Packaging. La société a lancé une nouvelle gamme d’opercules en PP. Chez le fabricant de supports souples fonctionnalisés Rexor, Laurence Touillon, responsable commerciale de la division alimentaire, constate «des demandes récurrentes pour des mono-films enduits ou des complexes mono-matériaux – 100% PP ou 100% PET – potentiellement recyclables dans la filière substrats souples en cours de développement».

Texte AlternatifSur des applications d’operculage, les polyolĂ©fines (PE/PP) montrent cependant des limites en termes de rĂ©sistance thermique. «Ils sont seulement adaptĂ©s au rĂ©chauffage par micro-ondes. En outre, le contact direct avec les outils de thermoscellage peut causer un problème, car il y a un risque que le film colle Ă  la tĂŞte de scellage. Dans un film d’operculage, on retrouve habituellement du PET ou du nylon dans le film extĂ©rieur afin d’apporter de la rĂ©sistance Ă  la chaleur, ainsi qu’une barrière plus Ă©levĂ©e. Les polyolĂ©fines, eux, ont une barrière Ă  l’oxygène assez basse», relève John Shipley. Sans compter, que dĂ©sormais, l’industrie Ă©volue de plus en plus vers des barquettes en monoPP ou monoPET : «nos matĂ©riaux doivent donc souder sur du PP ou du PET, ce qui est plus compliquĂ© que sur du PE. Nous faisons Ă©voluer nos couches soudantes en ce sens : nous travaillons pour trouver plusieurs types de matières pouvant correspondre Ă  des contraintes diffĂ©rentes. Par exemple, si le produit conditionnĂ© n’est pas souillant, la structure de l’opercule sera standard. Mais si on conditionne de la protĂ©ine animale avec un risque d’exsudat sur la zone de soudure, on travaillera la matière pour amĂ©liorer la qualitĂ© de soudure, avec des nuances d’un matĂ©riau Ă  l’autre», dĂ©taille Philippe GuĂ©rin, directeur de la vente au dĂ©tail et du e-commerce France pour Sealed Air. Le soudant PE, utilisĂ© comme agent de liaison entre l’opercule et la barquette rigide, reste très prĂ©sent sur le marchĂ©.

Extrait de la revue n° 666 - Mars 2022. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support