N° 658 - Machines&Technologies - Focus



 



Le Brin d’Olivier renouvelle son parc machines pour gagner en agilité
Nichée au cœur de la Drôme provençale, le Brin d’Olivier – repris en 2015 par l’entrepreneur Bruno Fleith – a su développer son offre et se démarquer avec une gamme d’olives françaises de qualité dont les fameuses olives noires de Nyons AOP ou encore les olives Picholine. Pour soutenir son développement, la PME a récemment investi dans une nouvelle ensacheuse polyvalente, capable de gérer différents formats de sachets. Explications.

 

Basée à Nyons, la confiserie d’olives vieille de 50 ans a su traverser les décennies et résister à la concurrence européenne, pour continuer à maintenir une production 100% française. Une fierté pour son dirigeant, Bruno Fleith, qui s’en ait fait une priorité. «Nous traitons chaque année entre 800 et 900 tonnes d’olives dont 20% sont d’origine française. Parmi elles, les olives noires de Nyons AOP se démarquent par leur qualité. En reprenant la société en 2015, nous avions à cœur de conserver l’image de ce terroir provençal tout en soutenant la filière oléicole locale», explique Bruno Fleith, président du Brin d’Olivier.

 

Bocal verre & sachet plastique : combo gagnant
Les olives Picholine et les olives noires AOP de Nyons sont respectivement récoltées en septembre et entre décembre et fin janvier. Elles sont ensuite toutes calibrées puis traitées et blanchies sur place avant d’être conditionnées soit sous sachet soit en bocal verre. Dans ce dernier cas, un passage en autoclave est nécessaire pour leur pasteurisation. Les olives sont ensuite acheminées sur une ligne Coudert (du groupe Massilly) pour le capsulage des bocaux ; puis étiquetés sur une machine Cirio et mis sous carton sur un équipement Cermex.
Conditionnée sans conservateur ni additif, l’olive est commercialisée par le Brin d’Olivier en grande distribution. Si le bocal verre offre une plus grande durée de conservation (36 mois contre 28 mois pour son équivalent plastique), le sachet semble avoir davantage les faveurs du grand public. «Il est apprécié pour son étanchéité, sa fonction barrière à la lumière tout en étant résistant à la saumure qui accompagne les olives vertes. Nous avons fait le choix de conserver une fenêtre transparente sur nos sachets afin que le consommateur puisse voir en toute transparence le produit, ce qui est vraiment apprécié», explique Catherine Fleith, chargée marketing et communication chez le Brin d’Olivier. Avec 63% de ses ventes réalisées en sachets, la société familiale écoule ainsi 3,5 millions de sachets d’oliveschaque année, contre 1,2 millions de bocaux verre pour un chiffre d’affaires de 5,4 M€ en 2020. «Nos résultats sont en progression de 10% en 2021, ce qui est assez prometteur pour la suite de nos investissements et leur déploiement dans les mois à venir», partage Bruno Fleith.

 

Orientation vers du mono-matériau
Et parmi les projets en cours de gestation, le passage à une offre de sachets mono-matériaux totalement recyclables d’ici 2022 s’inscrit comme une priorité pour le Brin d’Olivier. «Nous avons choisi de nous orienter vers des sachets de type PE bi-orienté avec barrière EVOH pour assurer la totale recyclabilité de nos emballages aux consommateurs. Nous sommes en phase de test avec nos fournisseurs afin de sélectionner le meilleur rapport qualité/prix», indique Hervé Fourt, responsable industriel chez le Brin d’Olivier. Car la transition aura un coût non négligeable pour la PME provençale. Avec la hausse du prix des matières premières que connait la filière emballage ces derniers mois, les nouveaux sachets sont entre 1,5 à 1,7 fois plus chers que les versions actuelles multicouches. «C’est un investissement conséquent pour une entreprise de notre taille mais qui est devenue incontournable et indispensable dans la démarche de responsabilité environnementale que nous souhaitons mettre en place», indique le dirigeant du Brin d’Olivier, récemment labellisé RSE PME+ par la FEEF (Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France) pour son engagement sociétal et environnemental.
Dans le cadre de cette substitution, le Brin d’Olivier en profitera pour compléter son offre avec des sachets de plus grand format, allant de 2,5 à 5 kilos. «Nous constatons ces deux dernières années, une érosion des ventes de nos sachets de 150 g au profit de plus grandes contenances 250 à 500 g. Avec ces nouvelles références de 2,5 à 5 kg, nous souhaitons toucher une autre clientèle des métiers de bouche (restaurants, pizzerias, etc.)», précise Bruno Fleith. Pour pousser les ventes de ses sachets, le confiseur prévoit d’ailleurs de communiquer davantage auprès du grand public sur les avantages du sachet plastique mono-matériau sur le plan environnemental : l’empreinte carbone de ce dernier étant au final plus favorable que celui d’un bocal verre, selon la PME.



 

 

 

 

 



 

Extrait de l'article paru dans ED/N°658 - Mai 2021